3 tests express par Nood

Cela fait 6 ou 7 semaines que je n’ai rien écrit sur RNG, principalement à cause de l’IRL un poil chargé. Ceci étant, depuis le début de cette année, j’ai eu le temps de jouer à quelques petits jeux, dont je vous livre mes impressions ici. Du neuf, du vieux, du jeu, du DLC, du PC, du cross-platform, y en aura pour tout les gouts !

Mark of The Ninja – PC/Xbox360/PS3

Gros carton indépendant de l’année dernière, MotN ne démérite pas de sa réputation de petite perle. il s’agit d’un jeu d’action/plate-forme/infiltration en 2D magistralement exécuté sur de nombreux points et sans grand défauts.

A force de jouer à beaucoup de titres, on finit par apprécier un jeu juste pour son game design. Et jouer à MotN est dans ce cas très agréable. Dans ce jeu, chaque élément de gameplay est matérialisé à l’écran d’une manière directement explicite et pourtant bien imbriqué au design général. L’infiltration y est donc très fine et jamais punitive, puisque le joueur n’est jamais laissé dans une situation où le manque d’infos le mettrait en mauvaise posture. Le titre peut être joué de différentes manières (discret/bourrin, mortel/nokill, …), ce qui amène une replay value correcte.

Exemples ici : le joueur (ninja en bas à gauche) est en noir et blanc, ce qui indique qu’il est invisible car dans l’ombre. le garde situé juste au-dessus l’a aperçu et l’on voit sa dernière position connue, vers lequel l’ennemi va s’approcher (ce qui permettra de tendre des guet-apens bien fourbes). En haut à droite, un deuxième ennemi hors du champ de vision (dans le flou), symbolisé par sa dernière position connue (silhouette rouge) et par le bruit de ses pas (cercles concentriques).

Enfin, les graphismes : il y a 15 ans, alors qu’on jouait à la Megadrive et à la SNES, on imaginait que les JV du futur seraient des dessins animés interactifs, avec du graphismes d’une finesse extrême (bien entendu, on avait pas vu venir l’arrivée de la 3D, dont la finesse était au début loin d’être extrême). MotN atteint finalement ce but graphique dont je rêvais tantôt. Les sprites sont détaillés, animés avec soin, le scrolling différentiel et les effets de transparence du décor fournissent des environnements très honnêtes, et le jeu d’ombre et de lumière est vraiment réussi.

En conclusion, un très bon titre qui vaut largement son prix, 15€ : à la faveur d’une promotion (c’est en dématérialisé uniquement), ça devient une très bonne affaire. Attention toutefois, amis PCistes, une manette est préférable pour en profiter pleinement.

Dishonored : Dunwall City Trials (PC/Xbox360/PS3)

Contenu téléchargeable : un concept qui me laisse bien souvent de marbre tant la plupart des DLC sont au mieux dispensables, au pire une grosse arnaque à 15 dollars. Celui-ci, premier DLC pour Dishonored, coûte 5€ (prix abordable s’il en est). Vaut-il le coup ? Si vous êtes aussi fan que moi, ça peut, sinon, passez votre chemin ou attendez une GOTY (noël prochain, genre) qui le proposera à moindre frais.

DCT propose une douzaine d’épreuves sans liens avec la storyline, basées sur un aspect du gameplay : infiltration, vitesse de déplacement, combat, réflexion. L’ensemble propose un système de scoring assez obscur, tout comme les règles qui varient fortement d’un challenge à l’autre, avec des inévitables tableaux de classement mondial (le fameux effet « c’est moi qui a la plus grosse quéquette ») régulièrement squattés par des scores à la légalité douteuse.

Si certaines épreuves sont amusantes, d’autres sont très quelconques et de toute façon, l’ensemble se boucle en quelques heures maximum, à supposer que vous tenez jusque là. Non pas que ce DLC propose des choses mal foutues ou pas marrantes, mais on sent bien le DLC pas vraiment inspiré voulu par l’éditeur, comme une greffe inutile sur le jeu de base.

Les épreuves de réflexion, à mon sens les meilleures, demandent de flignuer un maximum de personnes avec équipement et temps limité. Fraichement marrantes, elles nécessitent la mise en place d’un arithmétique macabre assez douteuse (alors lui je l’égorge, ensuite je tire sur le bidon d’huile qui projette les gens dans le rayon désintégrateur…), mais toujours très amusante.

Là encore, tout n’est pas mauvais. Les épreuves de réflexion et de combat offrent de bonnes sensations, par exemple. Les niveaux, reprenant la charte graphique des passages dans le Grand Vide de la storyline, ont vraiment de la gueule. Mais difficile pour moi de conseiller ce DLC, trop peu intéressant pour le joueur lambda. Le prochain DLC (au printemps) proposera de nouveaux niveaux, un scénario, et s’entend plus comme une extension de la campagne solo. Je l’attends avec bien plus d’impatience.

The Ultimate Doom (Brutal Doom Mod) – PC

J’ai profité des soldes Steam pour me payer à moindre coût une anthologie Doom/Quake (tous les épisodes), dont je n’avais jamais possédé de versions legit. Les épisodes d’antan étant vaguement compatibles avec les OS récents, y jouer de manière confortable demande un peu de de bidouille. En effet, les versions Steam de ces vieilleries se lancent via DosBox, un émulateur MS-Dos vaguement stable… Mais c’est sans compter la communauté derrière Doom, qui est une des plus stimulantes et créatives que je connais. De nombreux ports vers les systèmes d’exploitation actuels existent, et permettent (en toute légalité) de jouer avec des jeux d’une fluidité exemplaire, de nombreux ajouts d’une grande qualité et des contrôles moins raides que les jeux originaux.

Le modding y est également bien présent, et j’ai donc refait Doom I avec le Brutal Doom Mod, qui ajoute du contenu et modifie l’équilibrage du jeu d’une manière fort bien pensée, sans en dénaturer le feeling originel. L’ensemble des correctifs s’installe en quelques manips d’une simplicité enfantine et l’on trouvera toujours quelques forums où tout y est expliqué en détail. Résultat : une poignée d’heures de jeu d’une grande intensité, des sessions ultra rapides, fluides et dont on ressort exsangue.

Brütal Doom rajoute du gore mais pas que : rééquilibrage des armes, des ennemis, finish moves, nouveaux sons et effets lorsque l’on tire, localsiation des impacts, etc… ce qui ajoute encore plus de punch à un jeu qui en possède déjà beaucoup de base. Un mod incontournable.

L’occasion de se rappeler que c’est de Doom que descendent tous les FPS modernes (il existe bien peu de FPS qui n’utilisent plus, même aujourd’hui, les codes créés par la série) : de voir que le game design du titre n’a pas pris une ride et que la difficulté globale d’un jeu est une notion très relative à son époque. Il est également très drôle de comparer les cartes labyrinthique de Doom aux maps couloirs/arènes/couloirs ad libitum de la plupart des titres actuels.

En conclusion, et en l’échange de quelques clics, il est tout à fait possible de profiter pleinement d’une session de jeu rétro sur ces vénérables titres dont la pratique offrira un regard nouveau sur le paysage videoludique actuel. L’intégrale de la série Doom étant vendu régulièrement à moins de quelques euros, il serait dommage de s’en priver.

Publié le 18 février 2013, dans Archives (Anciens articles), et tagué , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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