Game Experience : Darksiders 2, partie 2

Ça m’aura prit un peu de temps, la faute à des soucis de santé et sur le plan plus personnel mais je me remets doucement à Darksiders 2. Et c’est toujours aussi bon.

Si la narration reste bordélique à souhait (très franchement j’ai du mal à saisir pourquoi je me fais chier à faire la moitié de ce qu’on me demande) le jeu se rattrape sur une mise en scène qui a méchamment de la gueule.  Échappant à l’éceuil des QTE moisies pour les combats de boss le jeu nous ménage des cinématiques des plus classieuses où notre héros se fritte avec divers bestioles géantes, golem qui semble avoir fui incognito Shadow of The Colossus, démons belliqueux et autres créatures vicieuses qui ont tôt de se faire découper à la faux dans des finish moves mis en scène avec moult hémoglobine (ne boudons pas notre plaisir).

Toi t’auras plus mal aux dents

Niveau gameplay ça se joue avec un réel plaisir, les combats sont fluides et nerveux. Là où le premier avait tendance à nous placer face à un ou deux adversaires puissants dans des sortes de duel (parfois plus dur que les boss eux même, jamais réussi à le finir en difficulté max), ce second opus tend à nous balancer des volées d’adversaires plus ou moins puissants, donnant à la chose un coté plus hack’n’slash là où le premier tendait plus vers le beat’em’all. Ce changement de style de combats va de paire avec le changement de héros : si Guerre/War dans le premier avait un coté massif assez bulldozer avec son coté armuré à grosses plates qui se ressentait dans son style de combat, ici Death/Mort a un style bien plus félin avec sa coupe piquée à Eddie Vedder (et donc à moi), bondissant et poussant des grognements et de violentes expiration. Là où War bloquait il esquive et pirouette donnant un feeling bien plus bestial aux joutes soutenue par la chouette musique de Jesper Kyd (entre autre compositeur de Hitman, Assassin’s Creed et de Borderlands).

Juste histoire de se la péter, Death prend la pose

Ajoutez à ça un arbre de progression assez bien foutu orienté selon deux branches, guerrier ou magicien. La première vous permet d’avoir recours à divers techniques de combats tel qu’une charge, un moulinet tornade et autre joyeusetés, la seconde concerne les invocations principalement de morts vivants, goules, corbeaux morts-vivants sont entre autre au menu. Ne crachant pas non plus sur son héritage beat’em il y a également un joli paquet de combo à acheter chez divers entraineurs, nécessitant bien entendu les espéces sonnantes et trébuchantes pour ça (néanmoins aucune restriction de niveau pour votre perso ne s’y applique, ce qui vous permet de privilégier la branche de talents que vous voulez sans vous pénalisez non plus dans le combat en général).

Et comme je l’avais déjà mentionné avant le jeu inclut un système d’équipement qui tisse un autre pont de parenté avec le hack’n’slash. Outre les traditionnels plastron, bottes, jambières, amulette et gantelets on peut également personnaliser ses armes, si les principales sont nécessairement des faux (Cavalier de la Mort oblige) les armes secondaires se permettent une certaine variété : entre les lances, les marteaux, les griffes, les cestes et les lames montées sur les avants-bras il y a moyen de se faire plaisir. Une autre bonne idée des développeurs a été d’ajouter un style d’arme spécial : les armes possédées. Si elles sont nourries par d’autres pièces d’équipements elles peuvent en absorber divers caractéristiques, une sélection attentive permettant de personnaliser plus ou moins leur évolution (et autant vous le dire, si vous coller à une arme un vol de santé à chaque coup critique et qu’à coté vous maxez les probabilités de critiques ça peut faire mal), une idée fort sympathique qui rend la recherche de ce genre d’armes quelque chose à la limite de l’obsession. Chose très agréable, les changements de pièce d’armures donnent une réelle variété à l’esthétique du héros tout en restant dans le thème ce qui donne un vrai sentiment de renouvellement, surtout si vous aimez pas le skin du héros de base. Petit exemple pour la route :

Deux heures et quelques coffres plus tard

Pour l’instant je n’aurais qu’à me plaindre de la narration qui est franchement pas tip-top et de soucis de caméra un peu chiant dans les environnements étriqués dés qu’on se retrouve prêt des murs. Sinon c’est que du bon, mangez en.

Publié le 17 février 2013, dans Archives (Anciens articles), et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. 4 Commentaires.

  1. Ils sont plutôt longs ou faut s’attendre à les finir en 4 heures chacun ?

  2. Perso je les ai en ligne de mire… Et j’espère qu’ils ne sont pas trop longs, car j’ai un planning JV trop chargé loooool

  3. Le premier Darksiders ça se fait en vingt heures en difficulté normale en jouant au clavier souris. Le deuxième c’est une trentaine d’heures au clavier souris, là je le refais à la manette et ça va beaucoup plus vite, faut dire aussi que je sais comment marche les choses. Après je pense qu’on peut facile rajouter une heure ou deux au premier si tu la joues gratte pierre, y’a pas mal de trucs cachés dans les décors. Pareil pour le 2 mais en encore plus que dans le premier, notamment via pas mal de quêtes secondaires donnés par les persos dans l’aventure et les recherches d’objets.

    Donc je dirais en playthrough complet avec diff normale Darksiders 1 ça tappe dans la vingtaine d’heures. Darksiders 2 dans la trentaine-quarantaine d’heures (voir la cinquantaine si t’es franchement un obsessionel). Ce qui pour le genre beat’em/action aventure est loin d’être dégueulasse.

  4. ouais carrément ! C’est une très bonne durée de vie !

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