RETRO TEST – Street of Rage (Mégadrive)

La Mégadrive reste encore à ce jour une console assez méconnue pour moi. A l’époque, c’était la Super Nintendo qui avaient retenue toute mon attention, et cela n’a pas changé aujourd’hui. Malgré tout, j’ai eu envie de la découvrir, vu tout le bien qu’on en dit. Et bien que je ne connaisse que très peu sa ludothèque, je ne pouvais bien évidemment pas passer à coté d’un de ces jeu mythique : Street of Rage. Quand je pense que j’ai attendu 2012 pour y jouer… C’est moche…

Street of Rage est un beat them all édité et développé par Sega « themselves », et sortira en 1991 sur mégadrive. Il sera le 1er opus d’une trilogie qui restera la référence du genre, et une des séries phare de Sega. Le 3ème épisode ne sera présent que sur Mégadrive, alors que les 2 premiers volets seront également disponibles sur Master System et Game Gear. Il existe également une adaptation de ce premier opus sur Mega-CD et sur borne d’Arcade. La meilleure version restant celle sur Mégadrive, rétrotestée ce jour !

LES RUES DE LA RAGE

Vous incarnez au choix Adam Hunter, Axel Stone ou Blaze Fielding (2 gars 1 fille), 3 ex-agents de police qui devront stopper les agissements d’une organisation criminelle en arrêtant son Big Boss : Mr X. Pourquoi ex-agents de police ? Parce que ces 3 jeunes gens décidèrent de quitter la police après que leurs supérieurs fermèrent les yeux sur cette affaire (corruption ? peur ?). De ce fait, ils vont essayés de se faire justice eux-mêmes, et de sauver la ville.

Chaque combattant à son propre style de combat et ses propres aptitudes

Pour cela vous devrez, seul ou à deux, traverser au total 8 niveaux, chacun d’entre eux se concluant par un combat face à un Boss.

Tout au long de votre parcours, vous aurez la possibilité de détruire quelques éléments du décor, qui vous donneront accès à des points de vie, des vies supplémentaires, des points scorring, ou encore diverses armes comme des bouteilles en verre, des tuyaux métalliques ou des couteaux entre autres, que vous pouvez par ailleurs récupérer en désarmant certains de vos ennemis les utilisant.

On peut même jouer au baseball ! Classe !

En plus de ces quelques réjouissances, vous aurez également la possibilité, une fois par stage ou par vie utilisée, de demander des renforts (et oui tous vos collègues ne vous ont pas laissé tombé). Ainsi, en appuyant la touche A de votre manette, vous pourrez déclencher l’intervention d’un véhicule police et de son passager armé d’un bazooka (joueur 1) ou d’une mitraillette (joueur 2), qui viendra nettoyer l’écran de jeu de tous les ennemis présents à ce moment là.

22 v’la les renforts !!!

Autant d’éléments qui vous seront indispensables pour faire face aux hordes d’ennemis auxquels vous aurez à faire. Vous devrez faire face à de simples bagarreurs de rue, mais aussi à des espèces de karatéka égyptien, des demoiselles vêtues de cuir et d’un fouet, de clown jongleur de torches ou de haches,… Vous devrez également dans certains stages plus avancés, vous retaper d’anciens boss de fin de niveau, qui débarque maintenant en plein du milieu du level en cours.

Les boss justement, sont au nombre de 5. Le niveau 7 n’a pas de boss. Quant au niveau 6, il reprend celui du niveau 2 mais vous en affronterez 2 cette fois-ci.

Le 8ème niveau vous contraindra à de nouveau botter les fesses de ces 5 boss, avant d’avoir la chance d’affronter le Big Boss du jeu. Petite difficulté supplémentaire pour ce dernier niveau, vous n’aurez pas la possibilité d’appeler vos renforts…

Un des Boss du jeu ! Dans le dernier niveau, vous le retrouverez non pas seul, mais avec son frère jumeau ! Chaud chaud chaud ^^

BASTON DANS LA VILLE

Bien entendu, dans tout bon beat them all qui se respecte, vos armes de prédilection seront vos poings et vos pieds, et vous vous battrez une bonne partie du temps à mains nues. Vous aurez la possibilité de sauter, et chaque personnage est doté d’un combo de coup bien à lui (mais ce sera le seul et l’unique). Vous pouvez aussi saisir votre ennemi par le col pour le projeter par-dessus vous, lui assener coup de genou dans la tête et autres coup de boules, ou bien encore de passer derrière lui grâce à une cabriole de toute beauté pour l’achever d’une magnifique souplesse arrière ! Ah oui et pouvez aussi mettre des coups de pied en sautant, et en appuyant simultanément sur le bouton de coup et de saut, cela déclenche un coup vers l’arrière (ainsi vous n’avez pas besoin de vous retourner).

Sans être exceptionnelle, la panoplie de coup est tout de même satisfaisante. D’autant plus que s’ajoute à deux joueurs, deux nouvelles prises. La première : le joueur 1 saisie le joueur 2 par derrière (ouais… je sais…). Le joueur 2 n’a alors plus qu’à appuyer sur le bouton coup pour utiliser le corps du joueur 1 comme appuie et balancer deux coups de pied vers l’avant.  La seconde : le joueur 1 saisit le joueur 2 par le col, effectue la cabriole pour passer par-dessus lui, et une fois en l’air appuie sur le bouton de coup pour s’élancer en avant sur les ennemis potentiels.

Chacun des 3 protagonistes ont leur propre force et faiblesse et diffère parmis 3 critères : force, rapidité et agilité.

WAYYYYYYYYAAAAAAHHHHHH !!!

GRAPHS / SIK : COMBO GAGNANT

Les environnements du jeu sont principalement tirés de la rue. Ils conservent d’un niveau à l’autre, une ambiance lugubre et inquiétante (de nuit principalement). Vous devrez évoluer dans la rue, sur un pont, en bord de mer, sur un bateau, dans une usine, dans un ascenseur, pour finir dans le Syndicate Headquarters, l’immeuble qui sert de quartier général de Mr X. Les décors de fond sont suffisamment riches pour être appréciés. Les déplacements des personnages sont bien retranscrits et apportent un effet de crédibilité non négligeable. Les boss sont assez bien dessinés bien que pour ma part ils n’en sont pas pour autant charismatique.

La bande-son est tout simplement formidable ! Les mélodies de niveaux sont déjà une réjouissance pour l’oreille, mais celle du boss de fin de niveau… une pure merveille.

On est vraiment dans l’ambiance que suggèrent les graphismes, et Street of Rage ne serait pas Street of Rage sans sa BO. Certainement ce qu’il se faisait de mieux à l’époque.

Vous l’aurez compris, le combo graphs/sik est indissociable ! Ils sont à eux seuls, les forces majeures du jeu.

LA FIN DU JEU

On finit le retro-test par un petit mot sur la durée de vie. Tout dépend du contexte. Vous jouez seul ou à deux ? En mode normal ou difficile ? Il est clair que selon les options choisies, vous aurez plus ou moins de difficulté à en venir a bout. Quoi qu’il en soit, le GAME OVER ne vous rebutera pas, et c’est avec envie que vous relancerez une nouvelle partie. Avant le game over, vous aurez toutefois 3 continues de 3 vies chacun (sans compter les vies récupérer en les ramassant pendant les niveaux, ou en marquant un certain nombre de points). En mode normal, il vous faudra environ 2 heures pour passer les 8 niveaux.

Il existe 2 fins possibles : soit vous tuer Mr X, soit vous prenez sa place (uniquement à 2 joueurs). En effet, avant l’affrontement final, celui-ci vous proposera de devenir son bras droit. Si un des joueurs accepte et que l’autre non, vous vous battrez alors l’un contre l’autre. Le vainqueur se verra reposer la question. Il faut alors refuser pour combattre Mr X pour le contrôle du gang.

Si vous acceptez tout les 2 d’être son bras droit au départ (en mode solo également), il actionnera un levier et vous renverra alors au début du niveau 6 et devra recommencer les 2 derniers niveaux ! Fallait pas être une flippette ! Na !

LES PEGI DU ROCK

En conclusion, vous aurez compris que Street of Rage est LE jeu à posséder lorsque l’on a une Mégadrive. Rien n’est à jeter dans cette cartouche même si quelques défauts pourraient être corrigés. SEGA nous offre une vraie bombe à la réalisation impeccable. Un jeu qui presque 2 décennies plus tard, n’a pas pris une seule ride.

Publié le 31 janvier 2013, dans Archives (Anciens articles), et tagué , . Bookmarquez ce permalien. 7 Commentaires.

  1. L’idée du duel final dans un jeu en coop c’est quand même bien couillu, je crois pas que ça a ait été refait depuis à part dans le mod coop de Splinter Cell Conviction. Dommage d’ailleurs.

  2. C’est clair que c’est assez déroutant ! Mais tellement « frais », surtout pour l’époque.

  3. Je pense que tu me connais à force mais friand que je suis de jeux coop je trouve que c’est le genre d’idées qui manquent dans la mesure où on est amené à penser le jeu à deux d’une façon plus poussée que « tu me couvres, j’avance ». Dans ce sens je pense que par exemple le multi de Pandora Tomorrow ou de Army of Two avec des trucs genre faire la courte échelle, tenir son partenaire par les chevilles dans le vide, ça c’est des idées qui apportent un réel plus. Le truc à creuser selon moi serait d’utiliser une coop avec des joueurs séparés en utilisant le paradoxe du prisonnier (aucun des deux ne sait ce que l’autre fait et ce que ça peut avoir comme effet sur lui et donc doit penser lui même et essayer de juger ce que l’autre peut faire) pour semer le trouble, chacun pouvant en agissant pour lui pénaliser le partenaire sans le savoir pour se préserver ou inversement. On arriverait à une coop « pure » dans la mesure où on s’en remet vraiment à l’autre pour avancer et progresser.

  4. Oui je suis bien d’accord avec toi, mais bon là on peut difficilement lui reprocher ça vu l’époque de sa sortie hein ^^

  5. Un jeu cultissime dans le genre du beat’em up en coop, genre malheureusement rop rare.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :