Test de Sleeping Dogs (PC – PS3 – Xbox360)

          20:40 – Nøød: bon bah j’ai fini sleeping dogs
          20:40 – Arakis: C’était cool ?
          20:40 – Nøød: ouais
          20:40 – Nøød: très dirigiste et y a pas trop moyen de perdre, mais c’était cool
          20:41 – Arakis: J’ai envie de dire que le casu des fois ça fait du bien
          20:41 – Nøød: bah ouais
          20:41 – Arakis: Pas s’emmerder dans la vie de temps à autre
          20:41 – Nøød: clair
          20:41 – Arakis: Le hardcore, la grosse kekette et compagnie à la longue ….

Cette discussion hautement philosophique résume bien le sentiment que vous aurez en jouant à Sleeping Dogs, et le plaisir que vous en tirerez. J’ai plus qu’à vous dire, si vous l’ignorez, que ce jeu est un clone très proche de GTA (le bon goût en plus) qui se déroule à Hong Kong, développé par Square Enix, des gens plutôt doués. Et je pourrai arrêter ce test ici, car tout est dit : Sleeping Dogs, sorte de GTA très cool, bien mené, pas très dur, bien foutu, se déroulant à Hong Kong.

[Quart d’heure promo : n’oubliez pas d’aller voir les fonds d’écran Sleeping Dogs dans la rubrique correspondante.]

ON VA DÉTAILLER UN PEU QUAND MÊME

Je pars du principe que vous avez déjà joué à un GTA : en mettant la main sur Sleeping Dogs, vous serez en terrain connu. C’est même furieusement ce à quoi ressemblerait GTA : Hong Kong en fait, avec l’histoire de Wei Chen,  flic infiltré dans les triades de la ville. Le décor, son exotisme et son souci du détail sont par ailleurs de très bonne facture, avec une Hong Kong aux multiples visages (bas quartiers, districts financiers, marchés nocturnes, autoroutes où l’on roule à gauche, combats clandestins dans les ruelles…) qu’on prend réellement plaisir à parcourir.

Le scénario est somme toute assez classique mais bien mené, avec des personnages qui parfois tombent à plat, d’autres étant très attachants, des twists un peu trop prévisibles, mais capables de nous mener gentiment pendant une bonne douzaine d’heures, de mission en mission. A noter que j’ai fait le double d’heures (24, donc) en faisant quelques quêtes secondaires dont le titre regorge, comme tout bon open-world qui se respecte. Pour pousser à continuer et à chercher celles-ci, le jeu offre 4 pseudo-arbres de progression avec des nouveaux coups/perks à débloquer (moyennant quelques XP), rendant l’avancée dans le jeu très agréable.

Y A COMME UN AIR DE FILM DE KUNG-FU…

… Car contrairement à ces bons vieux GTA, la plupart des combats se font à mains nues. Là encore, Sleeping Dogs fait dans le classique mais efficace en singeant de manière très convaincante le système de combat à mains nues d’Arkham Asylum ou d’Assassin’s Creed. Wei distribue des tatanes, contre les attaques et encastre les ennemis dans le décor avec style, même si comme dans les titres cités plus haut, les ennemis sont très chevaleresques et n’attaquent que rarement à plusieurs en même temps. J’ai fini par penser qu’un peu plus de boutons alloué au corps à corps serait pas du luxe, puisque les combos avec un seul bouton de frappe implique des pressions longues et courtes, pas des plus intuitives. On s’y fait à la longue, mais on sent la maniabilité un peu rentrée au forceps dans les 4 boutons d’une manette.

En utilisant les choppes et l’environnement, on arrive à des faire des finish moves pas dégueu.

A cela s’ajoutent des phases de tirs avec armes à feu, pas franchement intéressantes puisqu’elles aussi inspirées des TPS récents style Gears of War/ Max Payne 3, avec bullet time et cover system qui ne laissent que rarement le joueur en mauvaise posture. De toute façon, c’est bien là le principal reproche que l’on puisse faire à Sleeping Dogs : pour le joueur lambda, ce jeu est une promenade de santé. Des gros marqueurs d’objectifs omniprésents, des QTE (relativement bien utilisés, mais bon), de la santé qui régénère toute seule, des munitions qui font pareil que la santé et qui remontent toutes seules, des flics assez peu tenaces même lorsqu’on a blessé grièvement la moitié de la ville juste pour rigoler…

CABRIOLES ET CABRIOLETS

Autre légère différence avec la série de RockStar, Wei, le héros est un pratiquant assidu de Freerun (ou Parkour) et pas mal de missions donnent lieu à des courses-poursuites dans la jungle urbaine hongkongaise, digne d’un bon film d’action. On échappera pas ainsi à la poursuite dans un marché (avec des sauts et glissades par-dessus les étals de canards laqués), ni à celle dans le port (en passant sur les bateaux de pêche), ni à celle sur les toits des immeubles et les rails du métro aérien.

Les courses-poursuites se font aussi en véhicules, et là, c’est un très bon point puisque ceux-ci sont variés et que la conduite est bien foutue. De toute façon, en l’absence d’un système de fast-travel, une bonne partie du jeu consiste à braquer un roadster et à prendre l’autoroute à toute blinde en sens inverse pour se rendre au rendez-vous suivant. Autre bonne idée, une fois en voiture, une simple pression sur un bouton permet de faire effectuer à votre véhicule un bon coup de bélier et de réaliser des takedowns très stylés.

Voilà le genre de panorama que le jeu offre en voiture. La balade sur le freeway qui ceinture l’île est plaisante, avec des faux airs de Ridge Racer. passez le screen en plein écran (clic droit afficher) pour vous faire une idée de la qualité des graphismes en medium.

AUDIO ET VIDEO

Concernant la partie technique, elle est assez inégale. Comme tous les open-world, certains éléments sont graphiquement très réussis (les personnages notamment, vraiment convaincants) et d’autres très grossiers (textures répétitives, modèles un peu trop carrés quand on s’en approche, etc). La finition ne peut pas être la même partout avec  une carte de cette taille (de dimensions un peu inférieures à celles de GTA IV; mais tout de même assez grande). Effet très stylé par contre : les objets/bâtiments lointains ou très proches sont floutés (comme l’effet d’une absence de focale avec un appareil photo) ce qui cache un peu la misère de certains modèles 3D tout en ajoutant un grain visuel très réussi.

Comme je ne le répéterai jamais assez, ce n’est pas l’ajout de textures HD et de modèles 3D ultra-détaillés, mais dans l’ajout de ce genre d’effet qui, à défaut d’être réalistes, ajoutent vraiment à l’ambiance visuelle du titre.

Niveau audio, j’accorde ma mention spéciale à la bande-son du jeu, choisie avec goût. On retrouve le système de radios thématiques issues des épisodes de GTA, avec de très bonnes sélections de morceaux et de labels peu connus. Citons notamment la radio Ninja Tune (avec entre autres l’excellent Bonobo, Daedalus et AntiPop Consortium) et Warp Records (avec les très bons Flying Lotus, Squarepusher, !!! et Gonjasufi). La grande classe. Bien entendus, y a aussi des morceaux locaux (H-Klub radio, avec des noms de chansons en cantonais), la radio metal qui envoie du Machine Head et du Soulfly, etc. Signalons aussi que le jeu est en VOST intégrale, ce qui rajoute à l’exotisme et à la cohérence de l’ensemble.

LE VERDICT

En clair, y a tout de même très peu de pans de gameplay qui sont bâclés ou même en retrait : c’est d’un bon niveau de finition, très homogène, Sleeping Dogs étant un recueil de bonnes idées prises dans la plupart des blockbusters actuels, bien emmenées par une réalisation de qualité. Même constat pour la scénarisation, efficace sans être transcendante, épaulée par un système de progression, d’unlocks, de perks et de quêtes secondaires très potable. l’environnement, enfin, s’avère fouillé et varié, ce qui n’enlève rien au plaisir.

Au final, Sleeping Dogs est un jeu agréable, qui ne réinvente pas son style mais se contente d’en faire ressortir les principaux atouts. Les défauts du jeu seraient d’être un peu trop dirigiste et facile (on a vu pire comme défauts), mais certainement pas d’être barbant ou mal foutu. Les fans de GTA y trouveront une alternative honnête à leur série préférée et les autres savoureront un titre complet et agréable. Payé plein pot, il s’avèrerait peut-être un peu décevant, mais au détour d’un promo, pour 15-20 € ou moins, laissez-vous tenter sans hésiter.

Le test a été réalisé sur mon PC vieux de bientôt deux ans (QuadCore 3.2 GHz, 4 Go de RAM, GPU 1 Go) et tout roulant parfaitement bien (quelques ralentissements dans les moments un peu musclés) avec la plupart des options graphiques en moyen, pour un résultat très correct à l’écran. Attention toutefois : le jeu nécessite Vista ou supérieur et ne se lancera pas sous Windows XP. Une fois n’est pas coutume, je vous conseille de parcourir ce titre à la manette (pad Xbox360 reconnu nativement par le jeu, ce qui ne gâche rien), bien que j’ai eu vite fait de sauter sur mon clavier-souris pour les quelques phases de tir (passer de l’un à l’autre en jeu ne pose aucun problème au jeu, avec les indications à l’écran qui suivent). Sur consoles, on note un réalisation à peine en deçà des ténors actuels mais globalement, le jeu est à peu près optimisé pour tous supports.

Publié le 17 décembre 2012, dans Archives (Anciens articles), et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Fou la classe de malade que me donne la conversation qui ouvre cet article.

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