Retro Test – Windjammers sur NeoGeo

Windjammers : Flying Power Disc

Data East

NeoGeo

1994

Rares sont les jeux de sport dans ma ludothèque. Genre qui comme la plastique d’une présentatrice télé vieillit très mal. Il suffit de voir un jeu vendu 70€ et qui moins d’un an après se trouve à 20€ en occasion et qui n’intéresse plus personne car le mention portant l’année en cours (ici 2012) est synonyme d’obsolescence. Et dans ce cas précis, pas besoin de lui faire un lifting, une simple nouvelle version rendra l’ancienne par définition ringarde. Le lecteur qui a l’habitude de me lire va me dire : pourquoi une telle envolée lyrique? Il fallait bien ça pour illustrer la frivolité du marché actuel qui est surtout valable pour les jeux de sport (et pas que).

 

Ce genre se retrouve dans les méandres du rétro gaming – à l’instar de certains «blockbusters» du cinéma américain – car une bonne partie de ce genre est constitué d’un véritable potager constitué d’une large majorité de navets. L’amateurs de «vieux jeux» – car je déteste le terme rétro gaming – ne sait que trop bien que les jeux de sport sont les moins chers. Invariablement non, car on peut trouver de bons titres : Super Sidekicks 3 (SNK), Nintendo World Cup (Technos Japan),… Sur NeoGeo, c’est un genre qui est bien représenté mais par la qualité des titres (citons Baseball Stars 1 et 2 par exemple).

Ceux qui ont une fois joué à Speedball savent que l’on peut créer un concept de toute pièces et le vendre sous l’étiquette «jeu de sport»– la «folie» et l’invention sont loin d’être contre-productif bien au contraire – c’est ce que Data East à fait. Enfin plus ou moins, car le concept ressemble à ce que l’on appelait les jeux de palets – ces palets plats que l’on doit envoyer dans les buts de l’adversaire sur une table ventilée qui fait glisser le palet – croisé avec un jeu de Frisbee qui serait cousin germain avec Henri Leconte (un tennisman des années 80 aussi connu sous le pseudo «Riton»). Il faudra donc lancer un Frisbee et l’envoyer dans les buts adversaires.

Mais, le stage influe sur le gameplay avec bien sur les rebonds sur les murs. En effet, des obstacles mis à hauteur du filet changent drastiquement la trajectoire du Frisbee (pour le peu que ce dernier frappe l’obstacle). L’autre évolution du gameplay étant les «fenêtres de but». Selon ce terme barbare – dont je revendique par la maladresse la paternité – se cache un concept simple. Trois zones qui selon l’endroit où le Frisbee tombe détermine le nombre de points (3 ou 5 points). On pourrait croire que les «fenêtres» 5 points sont plus petites que les 3 points. En fait pas toujours. Et quand le Frisbee tombe au sol, vous marquez 2 points. Les parties sont super courtes (trois manches maximum de 30 secondes) mais elles ont le mérite d’être speed et entrainantes. Elles «provoquent» la revanche. Ainsi, le jeu reste dans une logique d’addiction sans tomber dans la lassitude en deux minutes.

Le jeu peut être pris en main en 5 minutes montre en main. Mais pas mal d’options mises par les développeurs sont là pour pousser le dépassement de soi. Les lobs par exemple. Assez efficace pour force un adversaire à reculer ou au contraire à le presser au filet (vous connaissez la blague de Henri Lecomte qui va chez le boucher?). Le «jeu d’obstacles» qui forcera l’adversaire à être aux aguets pour le pas plonger dans la mauvaise direction. Les coups spéciaux – au nombre de deux – qui en laissent l’un des deux bouton enfoncé (en attendant de recevoir le Frisbee) peuvent dérouter plus d’un adversaire. En ce qui concerne les personnages, il sont au nombre de 6 avec chacun leurs caractéristiques (vitesse, force). Ils ne brillent malheureusement que par leur manque de charisme. Lors des parties solos, des bonus stages sont là pour vous accompagner. Eux en revanche sont très réussis. Mais n’apportent aucun «replay value».

 

Ce qui fait la durée de vie de ce titre c’est les parties à deux. D’ailleurs ce n’est pas pour faire mon rabat joie de service mais à notre époque où le jeu en ligne est la «norme». Pourquoi Data East ne sort pas une version «HD Remix»? Comme les parties sont rapide ça se jouerai en 3 matchs gagnants ou un truc de ce genre. Car l’histoire est triste mes amis, Data East à déposé le bilan en Juin 2003 et les licences sont réparties entre trois compagnies : Majesco, Paon, et G-Mode… Pourtant les lecteurs les plus «érudits» savent que Majesco pendant des années été spécialisé dans la ré-édition de vieilles licences. Dommage, mais il est toutefois possible d’y jouer en ligne via GGPO (un «netcode»/émulation qui permet de jouer en ligne à un tas de vieux jeux d’arcade). L’émulation étant la solution la moins chère pour y re-jouer, je vous conseille d’y jouer par ce biais car sur NeoGeo AES (la version salon de la Neo) il est côté aux alentours des 250/300€ (comptez 75€ en MVS). Foncez y jouer sur MAME dès que vous avez des potes qui passent, lors d’une soirée pizza/bière il rayonnera la soirée de par son fun.

Publié le 26 octobre 2012, dans Archives (Anciens articles), et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

  1. je sais pas pourquoi, mais le fait de jouer au frisbee dans un jeu vidéo m’a fait penser à California Games où un des jeux est de jouer au haki.

  2. Marrant comme commentaire, car l’un des bonus stage (avec le chien qui doit rattraper le Frisbee) est un copié collé de California Games. Mais c’est loin d’être aussi répétitif car ça dure à peine quelques secondes.

  3. dommage que la néo-géo et ces jeux soient aussi cher… Ca donne vraiment envie…

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