Bram Stoker’s Dracula (Super Nintendo)

Halloween frappera à nos portes dans quelques petits jours seulement. C’est donc l’occasion parfaite de présenter ce jeu d’action de la Super Nintendo sur celui qui est probablement le vampire le plus connu de l’histoire, Dracula. Sortie en 1993 par Sony Imagesoft, Bram Stoker’s Dracula nous met au contrôle de Jonathan Harker. Ce dernier sera assisté par Abraham Val Helsing qui lui fournira de meilleures armes au fur et à mesure que nous avançons dans le jeu.

Bien que ne contenant que six niveaux, ça ne veut pas dire pour autant que ce jeu inspiré du film du même nom sera terminé dans le temps de le dire. C’est plutôt le contraire. Lorsqu’un jeu est court sur la Super Nintendo, c’est que le niveau de difficulté est bien présent pour nous donner du mal et nous faire crier quelques jurons par-ci, par-là question de faire sortir la frustration de recommencer le même passage pour une énième fois. Après tout, il faut bien compenser quelque part, pas vrai? Plus c’est court, plus c’est dur, c’est souvent la règle dans le monde du jeu vidéo. Mais au moins, nous pouvons contempler de beaux décors au cours de notre aventure. On voudrait se laisser distraire à les admirer, mais on a vraiment pas le temps pour ça. Du moins, si on ne veut pas se faire gruger notre énergie dans le temps de le dire, il faut rester concentrer sur ce qui se passe à l’avant plan.

Au cours de votre parcours, vous croiserez des créatures diverses, allant de squelettes divers allant des loups à des soldats par exemple, il y a également les ivrognes du village qui vous lanceront des objets, de grosses araignées, des zombies, chauves-souris, etc… sans oublier les trois femmes de Dracula qui feront équipe en même temps contre nous pour nous vider de notre énergie (sans vouloir faire de double sous-entendu car elles ne nous veulent aucun bien). Il ne faut pas oublier Renfield et bien-sûr, le grand vampire en chaire et en os qui ne sont que quelques uns des ennemis rencontrés. Les patrons de fins de niveaux sauront vous causer bien des mots de têtes. Le tout premier par exemple, qui est une sorte d’immense soldat armé d’un fouet fait en chaines, ne nous donne que quelques tout petits centimètres d’espace pour bouger même si il y a beaucoup de place à notre gauche, c’est donc pratiquement impossible d’éviter les coups qui se dirigent droit vers nous. On a plus qu’à les encaisser en espérant le vaincre avant que lui ne réussisse à le faire.

Espérons que vous aimez les endroits renfermés, car vous n’aurez pas beaucoup d’espace pour le combattre

Alors qu’on se promène, on remarque au haut de l’écran une flèche qui, au final, ne sera pas si souvent que ça une aide précieuse et nous donnera plus de problèmes qu’autre chose. Par exemple, alors qu’elle pointe directement vers le bas, sans aucun angle, je ne vois qu’un sol dur sans aucun vide en dessous, impossible de passer donc. Je marche un peu vers la gauche et je vois une plateforme solide, mais avec un trou en dessous. C’était donc là qu’il fallait passer, mais le flèche me disait, alors que je me trouves directement au dessus du passage que je dois emprunter, que je devais aller vers la droite. Donc, ça ne sert pas à grand chose de s’y référer dans de telles conditions puisqu’elle nous induit en erreur. Je ne dis pas qu’elle est totalement inutile en tout temps, mais elle n’est pas nécessairement de bons conseils non plus.

Une des créatures squelettiques qui croisera votre passage

Un exemple où elle se rend utile, c’est pour nous faire découvrir des passages secrets par exemple ou pour nous faire savoir où est caché notre mentor. Car ce mentor, on doit absolument lui parler si on veut continuer plus loin. J’ai fait l’erreur de ne pas le faire, car connaissant le passage puisque je venais de perdre une vie, je croyais pouvoir gagner du temps, mais l’icône de fin de niveau refusait de se montrer. Elle n’est apparue qu’après que j’ai été lui parler en rebroussant chemin. Ça m’aura donc couté une autre vie de plus dû à cette erreur de débutant. Parlant de l’icône de fin de niveau, on n’arrivera à rien en tentant de lui toucher, il faut simplement se mettre à genou. Pas que ça me dérange, mais il faut le savoir et c’est uniquement par accident que j’ai compris ce qu’il fallait faire.

Avec des araignées de cette taille, mieux vaut ne pas souffrir d’arachnophobie

Sinon, est-il possible de courir dans ce jeu? Je crois avoir tenté toutes les combinaisons de boutons possibles, mais il ne veut pas dépasser la vitesse  »marche ». Ce qui oblige à sauter au tout dernier pixel ou presque pour passer à une autre plateforme. Mais je me doutes que ça fait partie des contraintes du jeu afin de le rendre un peu plus difficile pour nous obliger à travailler notre degré de patience… chose qui est pratiquement écrite dans les  »éléments requis » de la notice pour faire fonctionner le jeu à côté des autres instructions du genre de « ce jeu fonctionne dans la console Super Nintendo seulement… qui doit être reliée à la télévision et qui eux deux doivent être branchés à une prise de courant et qui, en ce qui la concerne, vous sera fournie que si vous payez votre facture d’électricité… et ah oui, la patience est de mise aussi, mais vous n’en trouverez pas en magasin ». Vous voyez le genre? C’est nécessaire à ce point. Il ne faut pas avoir envi de se dépêcher avec ce jeu, tout est une question de savoir prendre notre temps.

Pas une, pas deux mais trois adversaires à la fois nous attendent à la fin du second monde. Ici la troisième se cache encore…

Pourquoi on doit tant avoir de patience? Car c’est le genre de jeu qui nous rit à la gueule en nous faisant revenir en arrière après avoir perdu une vie, question de nous faire tracer un rond sur le mur avec « tapez-vous la tête ici » écrit au centre. Après tout, si on a eu du mal une fois, c’est aussi bien recommencer cette partie encore et encore question de se penser figurant dans le film « Le jour de la marmotte ». Donc, aussi bien apprendre à maitriser rapidement les passages si on ne veut pas y passer toutes nos vies restantes. Malgré tout ses petits problèmes, le jeu reste quelque chose qu’il faut essayer. Oui il est vraiment difficile au point d’être décourageant, mais de temps en temps, ça fait pas de mal de remonter le niveau du défi. Alors, préparez votre croix, votre ail, votre eau bénite et votre pieu, vous avez rendez-vous avec le terrible Dracula.

Publié le 26 octobre 2012, dans Archives (Anciens articles), et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 6 Commentaires.

  1. ça à l’air sympa je ne le connaissais pas… En revanche, je n’ai malheureusement que peu de patience :(

  2. Mais si tu es plus doué que moi à ce jeu, la patience serait moins requise par contre.

  3.  » les patrons de fin de niveau ». Franchement, ça fait bizarre pour nous autres quand on ne parles que le français de France.

  4. ouais j’ai relevé aussi cette expression ! Ca m’a fait sourire (je me moque hein, au contraire ;-) )

  5. Faudra vous y faire :p ;)
    Je comprends que ça peut vous faire une drôle d’impression par contre. Quand je lis un livre traduit en français et que je lis des phrases comme « j’ai pris l’escalator » ou « j’habite un mobile home », ou encore « j’ai trouvé un quarter dans mes poches » ou finalement « mon auto est dans le parking » alors qu’ici les mots utilisés auraient étés escaliers roulants, maison mobile, pièce de 25 sous et stationnement, ça me fais bizarre puisque on a pas l’habitude (un peu plus pour parking dans une conversation, mais moins pour une œuvre écrite)

  6. moi j’en redemande du vocabulaire québécois :)

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