RetroGameplay : Diddy Kong Racing – N64

A chaque fois que je dois écrire un retro-gameplay, je repense à moi-même, Nood, 12 ans et demi, impubère, naïvement heureux de vivre, subissant les affres de ce que les game designers d’avant l’an 2000 considéraient comme « marrant » ou « stimulant » en matière de JV. Et parmi ces furtives visions de jeux aux polygones acérés et à la difficulté mal dosée règne… Diddy Kong Racing. 

RareWare, responsable de mythiques titres N64 tels que GoldenEye 64, Perfect Dark, Banjo-Kazooie et l’inénarrable Conker’s Bad Fur Day, a commencé sa carrière N64 par ce fameux DKR. On imagine sans mal les marketeux de chez RareWare tenter de copier la recette magique de Mario Kart… Mais sans trop y arriver.

Le cast choupi-mignon du jeu. Notez un caméo de Banjo (tout à droite, rang du haut) issu de Banjo-Kazooie, et une apparition de Conker l’écureuil (à gauche, rang du bas). Suite à ce jeu, celui-ci sombrera dans l’alcoolisme, la drogue et sera diagnostiqué comme dépendant aux blagues de cul, d’où Conker’s Bad Fur Day.

Prenez Mario Kart 64 : des courses et joueurs colorés, des tracés sinueux, des items pour s’en foutre plein la face et de quoi jouer à 4. DKR c’est tout ça mais beaucoup plus dur et sans équilibrage des items en fonction de la position du joueur dans la course. Autrement dit, plus tu perds, plus tu perds, alors que MK64 c’était plus tu perds, plus les adversaires en tête se prennent d’objet puissant dans l’arrière-train. Rajoutons à cela des contrôles exigeants (restons polis) et des adversaires pas vraiment disposés à se laisser distancer…

« Oh il a l’air mignon ce jeu… » Détrompez-vous. (et oui, il y a des aéroglisseurs MEC !)

Malgré une technique bien supérieure à MK64 (graphiquement, ce fut une grosse claque pour le Nood de 1997 et ses contemporains), DKR fut donc une véritable plaie à parcourir, un jeu dur comme on en fait plus trop maintenant et que seul un pré-ado désœuvré est capable de boucler. Malgré de très bonnes idées, des véhicules, des tracés et des musiques de grande qualité, il manquera toujours à DKR le coté simplement fun de MK64, ce qui fait qu’on le relance encore 15 ans après.

C’est amusant comme un jeu de course peu avoir des tracés colorés, inventifs et qui sortent salement de l’ordinaire, tout autant qu’ils sont remplis de virages de bâtard et de concurrents assoiffés de victoire totale (éléments qu’on aurait pu éviter dans un jeu de courses pour gosses, avouons-le).

Récemment, j’ai ressorti le jeu pour voir si les années passées n’avaient pas sur-estimé le degré de difficulté de ce titre. Ce fut l’un des jours les plus sombres de 2012 (en ce qui me concerne) quand je me suis rendu compte que j’étais toujours aussi mauvais à ce jeu. Quand je pense que je l’ai fini.

Ci-dessus, un sympathique internaute nous explique les 10 tracés les plus durs du jeu (sur les 20 au total). l’occasion de voir les différents véhicules en action, les environnements, et la physique bof-bof du jeu. C’est en anglais, mais pas non plus très compliqué, hein.

Conclusion : T’es pas un vrai mec tant que t’as pas dansé de bonheur devant la cinématique de fin de DKR. T’es pas un vrai retrogamer tant que t’as pas imposé ton style sur l’asphalte numérique de ce jeu. (Therock, si tu me lis…)

Publié le 17 octobre 2012, dans Archives (Anciens articles), et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Je t’ai lu… Je ne suis pas un vrai mec… mais j’ai investi dans ce jeu il y a peu… et je compte bien devenir un vrai retrogamer prochainement ;-)

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