Retro Gameplay : Icewind Dale

Mine de rien je me rends compte que j’ai passé ma jeunesse dans l’ignorance de ce qui se passait autour de moi. Etant de 93 (confession que je vous fais, à vous lecteurs biens aimés) j’ai passé ma prime jeunesse dans ce qu’on appelle aujourd’hui l’époque bénie du RPG, en effet de 97 à 2004. A l’époque l’écurie Black Isle Studio cassait la barraque nous sortant les Fallout, produisant les Baldur’s Gate de Bioware qui eux même enchainaient avec Neverwinter Nights et Knight of The Old Republic, Troïka Games enchainait Arcanum et Vampire Bloodlines (un jeu qui ne vous ai pas inconnu) et ce jusqu’en où la fète prit fin avec la mort de Black Isle et l’écroulement financier de Troïka, saigné à blanc par Activision …

Creusant dans tout ce que j’ai raté dans ma tendre enfance je vous propose un retour sur Icewind Dale, jeu de Black Isle Studio (dont j’avais déjà diséqué Planescape : Torment pour vous ici,  et ). Basé sur le même moteur (le Bioware’s Infinity Engine, ouais c’était l’époque où on collait le nom à coté du moteur pour se la péter) ça ressemblerait presque à une copie de Baldur’s Gate 1, et c’est d’ailleurs pas tout à fait faux. Reprennant le même gameplay que ce dernier, à savoir les régles de Dongeons & Dragons (la deuxième édition si je dis pas de bétises) Icewind Dale se proposait comme une version orientée combat de Baldur’s Gate, sacrifiant en roleplay ce qu’il gagnait en tactique, amusant de voir comment le cahier des charges pouvait varier avec un même habillage. Autre grosse différence avec Baldur’s Gate : on ne constituait pas son groupe au fil de l’aventure, la création des six membres nous était laissé au début de l’aventure de manière à se créer un groupe sur mesure selon ce qu’on souhaite avoir (le mien est composé d’un guerrier un peu sociopathe, d’une prêtresse hésitante, d’un nain grognon, d’un mage un peu barjot, d’une voleuse opportuniste et d’une clerc qui aime sa masse d’arme) le tout en étant libre de faire son roleplay personnel par dessus (le jeu laisse la possibilité d’écrire l’histoire personnelle de chacun de vos membres, ça n’impacte en rien le scénario ou l’interaction entre les personnages mais c’est agréable pour se faire sa petite histoire à soi).

Rien que pour vos yeux ébahis, l’acte 1 du jeu, on peut y voir la création de perso (si ça vous gave de vous tapper les six, passez de suite à 13 minutes), les décors encore assez jolis fait avec l’Infinity Engine, les dialogues écrits  et partiellement doublés(qui mine de rien permettaient de faire lire tout un paté aux joueurs de ce temps là), la fort jolie musique de Jeremy Soule et les combats parfois bien tendu (quoique, comparé à moi, ce type joue extrêmement bien). Le bon vieux temps comme dirait certains. A noter qu’il est trouvable avec ses deux extensions pour peu de frais sur le site GOG dont je vous ai déjà parlé

Publié le 1 octobre 2012, dans Archives (Anciens articles), et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. 4 Commentaires.

  1. Combien d’heures j’ai passé dessus durant mes vacances scolaires à l’époque ^^. Entre Baldur’s Gate, Icewind Dale et Planescape Torment, difficile de faire un choix ils sont tous incroyables.
    A sougliner d’ailleurs que ce weekend j’ai réinstallé Icewind Dale II sur Windows 7 et quasiment aucun problème de compatibilité. Un gros plus pour que ces jeux traversent les âges.

    • Clairement c’était du pain béni à l’époque les jeux basés sur Dongeons & Dragons, chacun dans leur genre était la pointe, Icewind Dale pour la stratégie, Planescape pour le gros roleplay et Baldur’s Gate pour avoir un entre-deux. C’est un peu triste qu’on en ait plus autant de jeux fait avec la même passion, la faute aux impératifs de temps et de productions.

      Pour l’anecdote j’avais la bande annonce de Icewind Dale dans mon CD de Baldur’s Gate 2 et je me demandais c’était quoi ce jeu à chaque fois qu’elle passait (autrement dit à chaque fois que je l’installais)

      • Sache également que les vétérans de Black Isle cherchent des dons pour financer leur nouveau RPG : Project Eternity. Je te conseille de faire un tour sur leur page http://www.kickstarter.com/projects/obsidian/project-eternity
        Pour ma part j’ai choisi de participer à ce futur chef d’oeuvre avec une modeste contribution

        • J’avais vu l’annonce, trés peu pour moi. A la fois parce que je suis pas fan de ce qu’ils sont devenus (Obsidian Studios), manque d’identité de leurs jeux, technique bien trop aléatoire et terminés à la pisse.. De plus leur campagne kickstarter m’a franchement pas bottés, beaucoup trop de récitage de CV et rien de précis sur leur projets (par rapport à d’autres financements comme celui de Shadowrun Returns, Legends of Eseinwald ou Conquistador) sans compter que leur stretch goal sont franchement un peu racoleur (donjons exclusif aux backers, maison du joueur … seulement 5 compagnons dans un jeu à la Baldur’s Gate … et leur façon de rajouter seulement vers la fin les localisations alors que la France et l’Allemagne sont connus comme bouffeur de RPG old school) c’est trés moyen et ça ne m’attire pas. A tord ou à raison on verra bien.

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