Versus – Les bugs font-ils la popularité d’un jeu?

Les bugs font-ils la popularité d’un jeu?

Avant de continuer à lire sachez que je n’ai pris qu’un seul genre de jeux : les jeux de baston. Pourquoi ce choix, car c’est un genre qui ne manque pas de bugs. Pour une raison simple, les développeurs ne peuvent parfois pas penser à tout. Et comme des milliers de personnes jouent à ces jeux les bugs sont rapidement découvert.

Prenons un exemple qui peut détruire le «hype» (branchitude) d’un jeu : le bug de Rolento dans Street Fighter X Tekken. Déjà, le jeu à été un peu controversé dès sa sortie. Rapidement des «infinis» (combo permettant de tuer un joueur avec une seule ouverture de garde) ont été découvert. Bien entendu, sur le jeu on-line et en tournois les personnages qui avaient des infinis étaient squattés intensivement. Capcom promis de corriger les infinis et de limiter les «juggle» (jongles). Il faut dire aussi qu’il n’existe pas un seul jeu dans ce monde qui soit à l’abri des critiques trolliennes…

Finalement après une attente bien trop longue (plusieurs mois…), tout semble être corrigé MAIS un bug à rapidement (dans les heures qui suivent la mise à jour) été découvert : quand Rolento effectue une manipulation (envoi d’un shuriken), si ce projectile entre en collision avec un hadoken… Le jeu plante et vous êtes bon pour rebooter la console… Là aussi il aura fallu attendre un sacré paquet de semaines pour que le bug soit corrigé. La réputation du jeu en aura pris un sacré coup… Si bien que sa côte sur le marché de l’occasion à rapidement baissé. Capcom au lieu d’assouplir sa politique concernant les DLC, ne fera rien pour contenter les mécontents. Le jeu reste toutefois joué en tournoi (présent à l’EVO bien que le hype était sur d’autres jeux moins récents). Il aura fallu plus d’un mois pour corriger juste de bug, et aussi faire quelques ajustements…

Maintenant un exemple qui fait comprendre que le jeu n’est joué que pour les bugs. Ca parait difficile à croire mais il existe quelques jeux qui ne sont joué uniquement pour les bugs. L’exemple le plus parlant reste Hokuto no Ken (Ken le Survivant) sorti en 2005 sur Atomiswave (format arcade sur le même principe de la NeoGeo, à savoir une carte mère sur laquelle viens se greffer une cartouche). Le jeu passe relativement inaperçu sauf auprès des fans hardcore. Mais quelque temps après des bugs grossiers sont découverts (sous la forme d’infinis) et la communauté des joueurs s’est re-tourné vers ce jeu histoire d’amuser un peu et de faire des combos débile et incroyablement simple (en apparence). Chose délirante, le jeu n’a en lui même rien d’exceptionnel et sans les bugs il n’aurait pas connu cette popularité. Notons aussi que ces « bugs » sont devenus la norme, et que pour jouer à haut niveau sur ce jeu il faut prendre en compte ces glitchs.

Pour finir, un exemple de bugs qui fait le «hype» sur un jeu déjà bien populaire. L’EVO est LE tournoi le plus populaire dans l’univers des jeux de baston. Chaque année, cet événement brasse une foule immense et l’ambiance est incroyable (populaire et bon enfant). Cette année, un jeu a attiré l’attention (avec KOF XIII) c’est bien Ultimate Marvel vs. Capcom 3. Pourquoi? Déjà le jeu est récent, il est en milieu de vie. Et quelques jours avant l’EVO, certains joueurs japonais se sont lâchés sur Twitter. Un joueur du nom de Kubota aurait une technique secrète qui permettrai un bug étrange.

L’ambiance de l’EVO 2012 

Rapidement l’info se répands et finalement la technique qui portera le nom de Kubota Escape provoque le «buzz» sur la toile. Grace à une manipulation très simple, il est possible de faire un TAG avec un personnage… mort (lors d’une Super). Mais cette technique n’est utilisable que sous certaines conditions et heureusement car elle permet d’échapper à une sévère punition. Il faut aussi préciser que c’est un jeu où tout peut aller très vite (avec la technique du «Happy Birthday» qui peut tuer les 3 personnages sur une ouverture de garde si l’adversaire fait l’erreur de tagger ses deux «assist» dans le vent) et que le «mind game» est assez délirant. Il est aussi très agréable à regarder car il est super rare qu’un match se termine au Time Over.

Conclusion personnelle : sous certaines conditions (non handicapantes) les bugs peuvent faire partie intégrante de l’engouement d’un jeu. A condition bien sur que les joueurs suivent, car si un bug majeur serait trouvé sur un vieux jeu de baston (Fatal Fury 1) je ne pense pas que le jeu reviendrai à la mode.

Publié le 23 septembre 2012, dans Archives (Anciens articles), et tagué . Bookmarquez ce permalien. 6 Commentaires.

  1. Pour ma part, les bugs font parties du JV. Pour avoir fait de nombreux tournois PES en France durant plusieurs années, je peux témoigner que certains bugs étaient utilisés (à outrance) pour gagner des matchs. Combien s’en sont plainds ! « Ouais genre c’est possible ça en vrai ! » Certes, PES se voulais une simulation, mais ca reste un jeu-vidéo, et on en a passé des heures à chercher des « combinaisons » qui marchent à tout les coups (ou pas…). Ca, ca fait partie intégrante du jeu. Après de la à dire que c’est ses bugs l’ont rendu célèbre… De mon point de vue un jeu trop buggé n’attirera pas mon attention…

    • De même que le defrag sur Quake, où le bunny-hopping est un artefact de vitesse résultant du mouvement en diagonale et des la friction entre le joueur et le sol…. bug au final recréé artificiellement sur d’autres titres ou encore utilisés dans de vrais modes de jeu hardcore.

  2. Merci pour vos commentaire, j’avais un peu peur que mon article soit un bide total. Je me suis concentré sur les jeux de baston car c’est certainement ce que je connais le mieux (du moins en 2D) avec les shoot’em up.

  3. Pourtant certains de ces jeux sont très accessibles en terme de « skills » . Certains top players actuels ont débuté avec Street Fighter IV (sorti en 2009 sur consoles) et que dire d’un prodige de 10 ans appelé Noah. Après c’est plus à mon avis une question de délire et d’investissement personnel si on accroche. En fait ces jeux sont la parfaite illustration de ce que disait Nolan Bushnell : « un bon jeu doit être compris en 5 minutes mais demande des années à être maîtrisé ».

    De temps en temps, je tenterai d’autres articles de ce genre mais en essayant de varier le sujet (pas parler à chaque fois des jeux de baston).

    • Comme la plupart des jeux. En fait j’ai tout simplement du mal avec le principe du jeu compétitif. En ce qui me concerne, la meilleure chose qu’aient apporté les consoles next-gen et le game design actuel est la généralisation des modes de jeu co-op, que je trouve particulièrement savoureux, sans délaisser une certaine dose de skill (du genre, tente une partie de Killing floor en mode difficile).

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