Retro Test – Mighty Final Fight sur NES/Famicom

Mighty Final Fight

Edité par Capcom sur NES/Famicom en 1993

Gros gros hit dans les salles d’arcade et aussi sur console (Super Nintendo), Final Fight (sorti en 1989 en arcade) à un lien indirect avec Street Fighter. Car Final Fight devais s’appeler «Street Fighter ’89 : The Final Fight» et devait être une suite directe au premier Street Fighter. Mais étant donné qu’il n’a trop rien a voir avec le jeu de baston de Capcom (Street Fighter). Bien que par la suite des personnages de Final Fight se retrouveront dans des jeux de la licence Street Fighter (Cody, Guy, Poison, Hugo, Rolento).

Une année plus tard, le jeu sort sur SNES. Mais connaissant Capcom, il aurait été étonnant de ne pas voir débarquer Cody, Guy et Mike Haggar sur d’autres machines. Il sortira bien sur les ordinateurs personnels : Amiga, Atari ST, Commodore 64, Amstrad CPC et ZX Spectrum. Mais c’est la version Famicom que dont je vais vous parler car il ne s’agit pas d’une conversion au rabais du jeu d’arcade.

Pour parler scénario, comme dans le jeu d’arcade le Mad Gear gang règne en maitre sur Metro City. Le maire Haggar est bien décidé à mettre de l’ordre («pas de chienlit» comme aurait dit le Général). C’est alors que le Mad Gear enlève la fille du maire (Jessica). Mike Haggar (ancien catcheur professionnel) engage Guy et Cody pour venir au secours de sa fille et ainsi mettre fin au règne de terreur imposé par le Mad Gear gang. Ca c’est le scénario de la version arcade. Car dans la version NES/Famicom, le scénario est un poil plus «family». Car dans la version NES, Jessica à été enlevée pour être mariée de force… Wait a minute. Le scénario de la version arcade me choque moins mais ça n’engage que moi…

Contrairement aux versions SNES (qui n’avait que deux perso sur les trois, un Final Fight incluant Guy est sorti plus tard), les trois personnages sont présents dans le jeu (Mike, Cody et Haggar). Mais impossible de jouer à deux en même temps comme dans la version arcade. Dommage mais le jeu est suffisamment bon pour qu’on passe l’éponge. Donc on peut jouer avec Cody : un bagarreur des rues. Guy : un maitre dans la maitrise de techniques ninja (ninjitsu). Et pour finir le «Maire de Metro City» Haggar : des techniques de catcheur. Bien sur le catcheur est le plus lent mais le plus puissant, Cody est entre les deux et Guy le plus rapide mais le moins puissant. Chacun de ces perso garde à peu près la même palette de coups que sur la version arcade.

Ce qui différentie beaucoup de la version arcade c’est la jauge d’expérience («Level» en bas de l’écran). Chaque ennemi vous rapporte un certain nombre de points, une fois cette jauge remplie vous gagnez donc de l’expérience. Ce qui se traduit par une force de frappe et une barre de vie accrue. Quand vous atteignez le niveau 4, vous gagnez un coup spécial qui s’active en pressant simultanément le bouton d’attaque et la direction (gauche ou droite). Ce coup spécial évidement change selon le personnage : Haggar à un coup de la corde à linge (running clothesline), Cody le «Tornado Sweep» (équivalent à une boule d’énergie) et Guy le Tornado Kick (une sorte de Hurricane Kick comme Ryu de Street Fighter mais sur place).

Comme dans la version arcade, on ramasse des armes, des power up qui vous redonnent de la vie. D’ailleurs qui trouve normal que l’on tape dans une poubelle et qu’il tombe un gigot et que la poubelle disparait en clignotant? C’est comme le rôti planqué dans les murs dans Castlevania. On peut aussi récupérer des vies et des continues. Par contre, sans doute par manque de place sur la cartouche les armes que l’on peut ramasser par terrer sont limitées à une par personnage. Haggar à un marteau géant, Cody un couteau et Guy des shurikens.

Graphiquement, le jeu est sympa. Sans aller jusqu’à être parmi les plus beau jeux de la NES il se laisse regarder et n’est pas une bouillie indigeste de pixels. Les personnages malgré leur look «Super Deformed» sont immédiatement reconnaissables. Les ennemis bien qu’avec leur look cartoon sont tout aussi charismatique (Damnd, Sodom, Poison, Andore…). La bande son… Là par contre je la trouve ultra répétitive, bien qu’elle soit sympa des thèmes plus variés auraient été préférable. Sans doute la taille de la ROM ne laissait pas trop de place pour des musiques supplémentaires.

Pour le comparer à Double Dragon (la référence du beat’em all sur NES), il tiens lui aussi le haut du pavé. Mais sa sortie en fin de vie de la NES (1993) aura fait en sorte que le grand public retiens Double Dragon et non Mighty Final Fight. En plus en France, le jeu n’est jamais sorti (il parait qu’il est sorti ailleurs en Europe mais impossible de mettre la main dessus). Il semblerai toutefois que des petits malins commercialisent des «cartouches de reproduction». Question «replay value», c’est un titre sur lequel je reviens de temps à autre avec grand plaisir.  A vous d’en juger avec les émulateurs ou dans la compilation Capcom Classic Mini Mix sorti sur Game Boy Advance…

MrShu

Publié le 6 septembre 2012, dans Archives (Anciens articles), et tagué . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. C’est vrai que ça ressemble beaucoup à Double Dragon ! Tu as quelle version alors s’il n’est pas sorti en France ?

  2. Pour info, je possède la version Famicom. Je l’ai eu en état incroyable pour 50€ environ.

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