RETRO-TEST : Astérix sur Master System

Aujourd’hui, et après de nombreux rétro-tests axés Nintendo, direction Sega et la master system avec une des très nombreuses adaptations en jeu-vidéo tiré de la bande dessiné d’Uderzo et Goscinny que tout le monde connait : Asterix. Beaucoup d’entre nous en sont conscients : de nombreuses licences de ce genre n’auraient jamais dues exister, tant leurs adaptations  nuisent à l’œuvre originale. Bien souvent, les développeurs et éditeurs profitent d’un nom célèbre pour vendre des bouses internationales. Cet Asterix là ne fait pas parti de ceux-là par Toutatis !

 

Asterix est un jeu de plateformes développé et édité par Sega sorti en 1991 sur Master System et Game Gear. Cet Asterix là est à ce jour, l’une des meilleures adaptations de nos gaulois en jeu-vidéo. Malgré quelques défauts tout de même, il reste une valeur sûre encore aujourd’hui.

DRUIIIIIDE ! OH DRUIIIIIDE !

Toute la Gaule… bla bla bla… Un petit village résiste… bla bla bla… quand soudain le druide Panoramix se fait enlever par le Jules Cesar. Sans perdre une seconde, nos deux héros Astérix et Obélix se lancent à sa recherche, et vont devoir effectuer un Road Trip à travers l’Europe, pour finalement finir leur route à Rome.

A deux joueurs, chacun dirigera son propre personnage, Astérix ou Obélix. Seul, vous aurez la possibilité de choisir parmi les 2 protagonistes.

Selon votre choix, les niveaux seront un tantinet différents. La jouabilité de ces 2 personnages sera également propre à chacun. Ainsi, Astérix étant plus petit, il pourra accéder à certaines zones que son compagnon ne pourra atteindre. Même chose avec Obélix qui se frayera un passage en démolissant le décor, chose que le petit moustachu (Mario ?) n’est pas capable de faire…Vous pouvez donc finir le jeu une première fois en choisissant par exemple exclusivement Astérix, et recommencer l’aventure entière avec Obélix sans jamais (ou presque) refaire le même niveau. Au total, ce sont 7 pays divisés en 3 actes que vous aurez à traverser (plus Rome qui se compose uniquement d’une course de char en guise de BOSS final). Lors de la plupart des niveaux, vous devrez retrouver une clé qui vous permettra d’ouvrir la porte de fin de niveau. Au début, rien de plus facile, la clé se trouvant bien généralement juste à coté de la porte ! (si si…). Mais plus le jeu avance, plus vous aurez besoin de fouiller les niveaux pour la retrouver. Les autres fins de niveaux consistent à battre un boss qui vu sa facilité à se faire rétamer ne mérite pas cette appellation. La difficulté va creshendo à mesure des mondes, bien que celle-ci reste pour ma part, assez faible. Mais au moins, le plaisir de jouer sans prise de tête reste garanti !

        

Coté manips de jeu, vous pourrez sauter (…et oui, il est possible d’avancer aussi, même de se baisser !!!)  et cogner sur les romains avec l’uppercut d’Astérix ou le downpercut* d’Obélix (* de l’anglais (ou pas), contraire de up-percut qui consiste à cogner du bas vers le haut. Le down-percut est le fait de frapper du haut vers le bas, comme un coup du marteau. Brevet déposé cette semaine pour ce mot, merci…). Vous aurez également la possibilité par moment, de dénicher des potions (mais pas la fameuse potion magique…) qui vous serviront à exploser des briques avec Astérix (Obélix étant assez fort pour les briser lui-même), à geler l’eau, à faire fondre des plaques de glace, à paralyser des ennemis ou encore à solidifier la lave… Bien qu’Obélix ai accès à ces potions, il aura également la (rare) possibilité de jeter des menhirs pour d’une part créer un geyser dans l’eau sur lequel il pourra avancer, et d’autre part aplatir du Romain, bien entendu !

Dans des décors classiques mais variés (forêt de jour ou de nuit, paysage enneigé, souterrain, …) tous les ingrédients d’un bon jeu de plateformes sont bel et bien réunis. Il y a de la plateforme classique consistant de sauter de l’une à l’autre, des phases de scrowling déroulant où il vous faudra avancer aussi vite que l’écran n’avance pour ne pas vous faire coincer par le bord du décor, du speedrun pour éviter de vous faire ensevelir par l’éboulement d’un sous-sol, des plateformes mouvantes sur lesquelles vous devez franchir des obstacles sans tomber sous peine de ne pouvoir finir le niveau, … bref, les mécaniques de jeux sont bien différentes d’un niveau à l’autre et c’est ce qui fait qu’aucune monotonie ne s’installe lorsque l’on joue à ce jeu !

Quelques autres petits « momentum » sympathiques à faire remarquer : dans les niveaux enneigés, évitez de vous prendre une boule de neige sur la tête sans quoi les commandes de direction seront inversées tant que vous ne vous en serez pas débarrassés. En milieu de partie, un des niveaux vous obligera à entrer dans des canons gigantesques et de déposer une potion explosive qui vous éjectera dans les airs. De nombreux passages souterrains sont à découvrir en se glissant dans les puits prévus à cet effet (un peu comme un Mario?), et vous naviguerez également dans des « mondes parallèles » en entrant dans des gros pots (un peu comme dans Mario Bros 2 avec les portes magiques?). Et je pourrais continuer la liste sur quelques lignes… On ne voit vraiment pas le temps passer avec ce très bon jeu !

       

     

ILS SONT FOU CES GARS !

Ces gars, c’est plus fort que toi. C’est ce qu’aurait pu dire un Romain en parlant d’Astérix et Obélix tant le jeu est facile pour eux (et donc pour nous). Outre une difficulté « easy », mais qui conviendra très bien aux plus jeunes, on regrettera surtout l’absence d’un élément clé de la série : la potion magique… Et ce ne sont pas ces pseudos potions aux capacités diverses énoncées plus haut qui feront oublier cet affront. Un jeu donc qui aurait pu avoir sa place dans le Top 5 RNG 3 ans et plus, d’autant qu’on retrouve le coté amusant et divertissant de la série. En effet, les romains se déguisent en tronc d’arbre, en racine ou encore en bonhomme de neige pour vous attaquer. Accompagné de graphismes colorés et de musiques bon enfants, c’est toute une atmosphère infantile justement, qui s’en dégage.

Parlons un peu musique justement. Bien qu’elle soit conviviale et en raccord avec l’ambiance dans l’ensemble, elle reste toutefois quelque peu agaçante pour 2 raisons. La première est la répétition d’une même mélodie au travers de plusieurs niveaux ce qui instaure un « air de déjà entendu » qui fini par nous lasser. La seconde, et la pire, sont la durée de certaines de ces mélodies qui ne se compose que de quelques notes pour faire un enchainement de 12s (et même 6s dans un des niveaux), et qui se répète, et se pépète, et se répète,… tant que vous ne venez pas à bout du niveau… Attention à la cirrhose des oreilles, car vous risquez fort d’être saoulé…

Pour finir le jeu sans trop s’attarder, il vous faudra en moyenne 2h (et comme il n’y a pas de moyen de sauvegarde, c’est bien suffisant). Pas de difficulté majeure à noter, vous ne devriez pas rester bloqué bien longtemps dans un niveau. Comptez une heure de plus si vous souhaitez terminer en scorant un maximum. Et comment ? En détruisant chaque brique (comme un Mario ???) présent dans le jeu et qui peut être renferme des bonus. Vous récolterez ainsi des pièces d’or, des artefacts (vases,…), des sacs d’or et… des os ! Mais attention, ces derniers ne vous apporteront pas des points immédiatement. Prenons un exemple purement inventif. Imaginez qu’un jeu vous offre une vie supplémentaire si vous parvenez à ramasser cent pièces d’or (genre Mario ?), et bien dans Astérix il vous faudra 100 os afin de débloquer un stage bonus bien foutu, jouable avec Idéfix, et qui vous permettra uniquement d’améliorer considérablement votre score. Ce mini-jeu consiste à faire exploser des bulles par le chien-chien sachant que le décor avance, et qu’il faut sauter 1 fois sur les bulles vertes, 2 fois sur les oranges, et 3 fois sur les rouges, pour les faire exploser.

     

Au final, nous sommes en présence d’une très bonne adaptation, où l’esprit dela BD est bien conservé. Malgré les limites technologiques de cette console 8 bits, le jeu reste malgré tout truffé de nombreux détails de l’univers d’Astérix, aussi bien passifs comme des éléments de décors, qu’actifs comme certaines actions à réaliser (avoir un sanglier comme premier BOSS par exemple). Si vous n’avez pas de Nintendo et de Mario, Astérix est à coup sur, une très bonne alternative.

Publicités

Publié le 28 avril 2012, dans Archives (Anciens articles), et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :