Test à quatre mains : Killing Floor

Nøød : Nouveau test, nouvelle approche : Arakis et moi-même sommes de réguliers copains de jeu. et qu’est ce qui caractérise mieux les copains qu’une bonne partie de FPS en co-op avec pleins de zombies ? Et bien Killing Floor, c’est ça.

Killing Floor date un peu maintenant (la base du jeu date de 2005, le jeu lui-même de 2009), et si je l’ai acheté, c’est sous la menace et suite aux bons conseils d’Arakis, et également grâce à une promo steam qui m’a permis de l’obtenir à vil prix. Car Killing Floor est un Jeu Pc et Mac only. c’est également un jeu typique de notre époque dans le sens où il s’agit d’un mod (raccourci de modification) d’Unreal Tournament passé ensuite en version payante, comme a pu l’être Counter Strike en son temps.

Relativement classique, il propose à une équipe limitée de joueurs d’affronter des vagues successives de zombies et d’y survivre… Si ça vous rappelle L4D, c’est normal, et le débat faitrage pour savoir qui a piqué les idées de qui entre les deux licenses…

Arakis : L4D, façon de parler, on est dans un truc bien plus aride que le bébé de Valve, ici pas de scénar, de persos travaillés et autres, juste de l’action. Ça se joue de 1 à 6, une team de paramilitaire british jusqu’aux bouts des ongles (la VO est d’ailleurs assez fendarde sur ce plan quand on entend les accents cockney ultra caricatural que prennent les doubleurs qui ont vraisemblablement du écluser quelques guiness sur le chemin du studio) et on affronte des vagues de spécimens décidé à vous croquer le cul.

Chose sympathique, un système de classe et d’xp assez bien foutu s’ajoute sur le tas, selon les armes et les accessoires que vous utilisez vous prenez de l’expérience dans différentes classes, par exemple faire des headshot augmentera votre talent dans la classe tireur d’élite, l’usage abusif du lance-flamme fera de vous un cramtout confirmé, caressez les bots de votre couteau et vous achèverez de faire de votre personnage un excellent guerrier furieux.

Et en face de cette bande de troufions rosbeaf se trouve une horde de monstres issus d’une expérience fumeuse par une affreuse méga-corporation (comme par hasard …). Les bestioles en question s’échelonnent par catégorie, en gros en neuf types de bestioles, du plus au moins puissants. Chacun possède une aptitude spéciale plus ou moins chiante pour l’équipe et requiert en général une mort rapide et violente histoire d’avoir la paix pour offrir à ses congénéres le même traitement jusqu’à ce que la vague soit terminée.

Free Hugs !!!

Parce que oui Killing Floor fonctionne par vague, on pourrait résumer ce jeu comme un mode Hordes géant, chaque vague étant séparée l’une de l’autre par un cour temps calme où l’on peut investir l’argent gagné en trucidant la vague précédente dans quelques pétoires suffisamment puissante. Et bien entendu la difficulté est croissante, là où au départ se succèdent les péons en slip viennent ensuite des machins haut de 2 mètres avec une tronçonneuse à la place de la main droite et quelques peu réticents à l’abattage à coup de chevrotine dans la gueule. D’où l’obligation d’un armement correct et d’un teamplay bien ordonné.

Nøød : C’est clair. Le teamplay et l’assignation de rôle est une des clés de la victoire. C’est ce qui manque un peu à Left4dead, d’ailleurs : un peu de stratégie dans ce monde de zombies. Pour KF, et spécialement lorsque l’on approche des dernières vagues, chacun doit avoir une idée de quoi faire pour assurer la survie de l’équipe et doit avoir les armes et l’équipement en conséquence – équipement que l’on doit acheter entre chaque vague chez une marchande itinérante, dans un temps limité, avec de l’argent durement glané à la sueur du fusil à pompe.

Le jeu met bien la pression, clairement plus que dans un shooter plus grand public. J’y ai joué plusieurs heures déjà, et malgré la durée relativement brève d’une partie (30-40 minutes), j’en ai gagné moins de 3 ou 4. Y a donc un beau challenge à finir en vie une partie complète (qui s’achève par un combat contre Le Patriarche, boss puissant/rapide/invisible/qui regen sa santé) et même dans les modes de difficulté les plus bas. Ce qui augmente la rejouabilité, car les défaites ne sont pas réellement frustrantes (on conserve quand même l’XP) et les victoires très savoureuses.

Une fin de partie typique, avec hurlements et jurons sur le chat vocal de Steam.

Et tant mieux que le jeu nous pousse à y revenir, car la partie technique de ce soft commence à être un poil dépassée.

Arakis : C’est le moins qu’on puisse dire, le jeu a été d’abord un mode d’Unreal Tournament 2004 et en utilise donc le moteur. Autant le dire c’est pas joli joli à voir, les persos ont des animations assez raides, les textures sont pas super propres et manquent de détails.

Pareil, les effets de certaines armes sont justes horribles, les grenades sont juste une motte de pixels verdatres flous qui font un nuage de fumée grise (ca ne les empêche pas d’être efficace). Le pire restant le lance flamme qui projette des lignes oranges et jaunes pisse dégueulasse rendant impossible de voir quoique ce soit si l’on est un peu trop prêt (ce qui fait qu’en général le pyro se retrouve un peu tout seul vu qu’il vole les kills de tout le monde et qu’il empêche de bien voir).

La preuve en images : ça a l’air de rien comme ça mais en jeu c’est juste une orgie visuelle.

Ceci dit ces faiblesses techniques ont le mérite de rendre la chose accessible à des configs pas nécessairement à la pointe de la technologie vu qu’à moins d’avoir une brouette de 2005 vous ne devriez pas avoir de souci pour faire tourner la chose dans ses perfomances maximales.

Nøød : En conclusion, Si vous aimez le challenge, le vrai, celui pour des hommes poilus et virils, Killing floor est fait pour vous.

Il faudra tout même savoir passer outre une certaine raideur dans les graphismes et le gameplay, mais c’est à ce prix qu’on prend part à un des meilleurs survival FPS des ces dernières années. Après une partie de KF, Left4Dead semble un peu mou, c’est dire.

Veillez aussi, comme tout bon jeu online, à avoir au moins un pote motivé pour profiter pleinement de ce titre, avant de claquer les malheureux 18 € qu’on vous en demandera sur Steam (et c’est un tarif très raisonnable, au vu de la replay value du jeu).

Fan-trailer français, avec une résolution dégueu, mais pas si mal foutu.

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Publié le 19 avril 2012, dans Archives (Anciens articles), et tagué , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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