RETRO TEST – Rescue : The Embassy Mission (NES)

Pour ce nouveau RETRO-TEST, j’ai décidé de vous faire découvrir l’ancêtre de Rainbow Six ! Hostages, de son nom original (Rescue Mission pour les Etats-Unis et Operation Jupiter en France) à vu le jour en 1988 sur de nombreux supports comme l’Amstrad CPC, le Commodore 64, l’Amiga, l’Atari ST et d’autres micro-ordinateurs de ce genre. Développé par Infogrammes (Cocorico !), le jeu sera porté l’année suivante sur la NES par Kemco, sous le nom de Rescue : The Embassy Mission. Savant mélange d’action et d’infiltration, vous devrez diriger une équipe de commandos du G.I.G.N. pour investir l’ambassade de *** à Paris, et délivrer tout les otages retenus par les terroristes.

*** Mettre le nom du pays que vous désirez, car ce n’est pas précisé dans le jeu, et on s’en fou !!!

 

Le papa de Rainbow Six

Autant vous le dire tout de suite, le défaut principal de ce jeu est sa durée de vie. Vous pestez sur la durée de vie d’un Black Ops avec sa partie solo d’environ 4 heures de jeux ? Vous finirez Rescue : The Embassy Mission en 3 minutes ! Si si ! Bien sûr, 3 minutes si vous tentez un Speedrun, sinon, en jouant normalement 5-6 minutes… Ca calme hein ? Mais bon, pas de panique, cette durée de vie sera tout de même rallongée par la rejouabilité et l’envie du 100% que vous propose le jeu. Après tout, un Space Invaders ou un Pac Man, c’est aussi l’histoire de quelques minutes, et pourtant nombreux ont été ceux qui y ont passé (et qui y passent encore) des heures !

 

Pour commencer, voyons comment se déroule le jeu.

L’action se déroule en 4 phases.

La première phase consistera à placer vos 3 snipers aux 3 emplacements stratégiques déterminés sur votre carte, autour du bâtiment. Vous devrez alors amener vos snipers en position tout en évitant de vous faire tuer avant d’atteindre votre emplacement. La partie se joue en scrolling horizontal 2D (ouais, pas besoin de préciser je sais mais c’est mon coté fou-fou qui ressort) où vous devrez éviter de vous faire repérer par les projecteurs des terroristes qui scrutent les alentours et qui vous balanceront des rafales de mitraillettes dès qu’ils vous verront apparaître à la lumière. De ce fait, pour éviter le game over, vous devrez réussir à positionner au moins un de vos snipers, les 3 positions étant de plus en plus éloignées du point de départ, et vous l’aurez compris, de plus en plus difficile à atteindre. Pour se faire, vous aurez la possibilité de marcher, ramper, faire des roulades ou de vous cacher dans les porches ou à travers les fenêtres des immeubles. Depuis votre cachette, vous aurez également la possibilité de visualiser votre avancée sur la carte en appuyant sur le bouton B.

Une fois fait, 3 commandos seront débarqués en hélico sur le toit du bâtiment. Vous pourrez à partir de ce moment là jongler entre ces commandos et vos (ou « votre » si vous êtes mauvais) snipers ! Si vos 3 snipers sont en places, vous pourrez ainsi scruter les 3 faces de l’immeuble (oui oui une face par sniper, la quatrième face de l’immeuble étant accolé à un autre bâtiment). Ainsi, avant de donner l’assaut, vous aurez la possibilité de sniper quelques ennemis qui apparaitront à travers les fenêtres de l’immeuble (phase N°2).

Plan de bataille : votre sniper est en place et vos 3 assaillants aussi ! GO ! GO ! GO !

Euh... T'es sur que c'est pas un otage ?!?

Pour cela, vous devrez repérer si un ennemi se ballade devant une fenêtre et ne pas le rater. L’effet de tremblote au moment de viser se fait ressentir, mais très très légèrement et ne gêne en rien votre visée, d’autant que si vous ratez votre cible, vous l’aurez l’occasion de l’atteindre quelques secondes plus tard (sont pas très futés les terroristes !). Procédez ainsi avec vos 3 snipers. Ainsi, vous pourrez faciliter l’accès à l’intérieur de l’ambassade  à vos 3 commandos, et également leur diminuer le nombre d’ennemis.

Troisième phase ensuite, il vous faudra investir le bâtiment. Pour cela, une descente en rappel sera nécessaire. Vous pourrez sélectionner sur quelle paroi de l’immeuble vous souhaiter vous infiltrer, sur un coté ou au centre, et choisir l’étage (au nombre de 3) par où entrer. Le but étant d’appuyer à intervalles rapproché, la flèche « bas » pour lâcher du mou, puis « haut » pour stabiliser votre descente. Une mauvaise combinaison et ce sera la chute ! Attention également à entrer par une pièce sécurisée par vos snipers sous peine de vous faire allumer d’entré une fois la fenêtre franchis.

Une fois l’ambassade infiltrée, il ne vous reste plus qu’à parcourir les différentes pièces des différents étages pour libérer les otages et liquider les terroristes.

Cette phase (la dernière) à lieu à la première personne. Loin, très loin d’un Call of ou d’un Battlefield, chaque pression sur les boutons gauche ou droite de la croix directionnelle de votre manette vous fera pivoter d’un quart de tour, quant une pression sur haut ou bas vous fera avancer ou reculer d’une case (oui car je compare cela à un plateau de jeu ou les pièces représentes 1 case et les couloirs 3 ou 4 cases…), passer une porte ou descendre d’un étage. Bien évidemment le coté réaliste prend tout son sens lorsque, comme dans la vraie vie, vous vous trouvez dans la même pièce qu’un ennemi, ce dernier ne peut vous toucher si vous faites face à la porte alors que lui se trouve un quart de tour sur votre gauche devant la fenêtre (eh oh ! Je blague ! C’est de l’ironie ! Bien sur que c’est absurde !). Pas question non plus de viser une fois devant un ennemi, seul votre rapidité à appuyer sur le bouton de tir déterminera lequel vous deux y passera ! Quelques petits bugs de jeux de temps à autres lorsque l’ennemi ne meurt pas alors que nous avons vidé notre chargeur sur lui, ou encore la fenêtre qui casse alors qu’elle s’est déjà brisée il y a quelques secondes avec l’entré de votre précédent commando… mais bon, rien de bien méchant !

Avez-vous vu son nom à celui-là ?... C'est moche...

Attention à ne pas tuer l'otage !

Bref, on continue. Alors une fois les terroristes au tapis et les otages libérés (youpi ! waouh !), il ne vous reste plus qu’à… recommencer une partie ! Et oui, c’est bel et bien fini ! En guise de fin, vous aurez droit à un petit récap de votre mission sous forme d’un article de journal. Le nombre d’otages libérés, le nombre de commandos mort au combat, votre temps de jeu. Il existe donc plusieurs fins (waoouh) selon si la mission est une totale réussite ou non ! Et c’est de là que vient la rejouabilité du soft !

Tout les otages sont sains et sauf, mais vous avez perdu des hommes... TRY AGAIN !

Chercher à avoir le sans faute, car c’est bel et bien le seul objectif des forces spéciales du G.I.G.N non ? Et pour se faire, pour pourrez en plus compter sur différents niveaux de difficultés qui influeront tout un tas de paramètres : la précision des tirs ennemis et leur rapidité, la rapidité des projecteurs, le nombre d’ennemi et d’otages, le temps dont vous disposez afin de mener votre mission à bien, la disparition du radar localisant ennemis et otages…

3 grades X 5 missions = 15 niveaux de difficultés

Tout cela répartis sur 15 niveaux à la difficulté croissante (5 missions par grade). Donc au final, faire un sans faute au niveau le plus dur n’est pas chose aisée ! Je ne dis pas que le jeu vous gardera pour autant en haleine des heures durant, mais peut être de quoi atteindre les 4 heures de jeux proposés par Black Ops dans son mode solo !

AU FINAL

Et même si cela ne vous convaincs pas, si l’on oubli sa durée de vie, l’idée première du jeu et son déroulement est plus que réussie. Divertissant dans son approche, il est le précurseur des premiers FPS (plus ou moins) tactique. La maniabilité est super simple (comme sur la plupart des jeux NES) et les commandes répondent bien. Dans la première phase, la musique se veut discrète (bien lié à ce que vous avez à faire) avec des passages plus rythmés nous stressant un peu plus dans notre tâche. A noter la sympathique idée de baisser son volume et de supprimer les percussions de la mélodie lorsque votre sniper se réfugiait dans un batiment, ce qui faisait ressortir à merveille l’effet d’infiltration. Pour les phases de snipes et de rappels, pas de musiques, le silence total ! Là encore bien trouvé car tout l’aspect discrétion et infiltration prend son sens. Enfin une musique plus rythmée pour la phase de gun qui, encore, colle bien à l’ambiance du jeu ! Une bande son bien réussie donc. Enfin coté graphs on est sur quelque chose de plutôt correct pour de la NES. L’effet FPS durant la dernière phase était pour l’époque époustouflante et l’immersion était totale !

Au final, un très bon « classic game » de la NES pour lequel son seul gros défaut peut être sa durée de vie (et encore, pour certains seulement) mais à ce jour, si vous possédez encore une NES, pour pourrez vous le procurrer pour une toute petite poignée d’euro et franchement, vous ne le regretterez pas !

LES BAROMETRE DU ROCK : 8/10

Publicités

Publié le 20 mars 2012, dans Archives (Anciens articles), et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 4 Commentaires.

  1. Efranis Daclonepe

    Merci, j’agiterais ça en étendard pour prouver que c’était pas toujours mieux avant dans le domaine de la durée de vie.

  2. ouais en même temps, quand tu regardes un tetris, un space invaders, un pac-man, la durée de vie d’une partie n’excedait pas quelques minutes, et au final on a pour la plupart passé plus de temps au total sur ces jeux, que sur les jeux actuels (hormis quelques exceptions…). Le culte du High-Score, quelque chose que les plus jeunes ne peuvent pas comprendre… Et je les pleins !

  3. Efranis Daclonepe

    Qu’importe le culte du High-score quand on sait qu’il y a toujours un asiatique de trois ans qui fait mieux que nous (une des régles fondamentales du jeux vidéo ça).

  4. pas forcément vrai. y’a qu’à voir les compétitions actuelles, les asia sont pas souvent devant ! Les temps changent

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :