wallpaper de la semaine # 20 : Majora’s Mask

Au risque de passer (encore) pour un gros fanboy subjectif, je dédie cette vingtième session de wallpaper de la semaine à un Zelda. Alors bon, Zelda, quasiment tout le monde connait ; et ceux qui ne connaissent pas passent à côté d’une license mythique du JV, qui mérite sa place dans le panthéon vidéoludique pas loin de Mario, Street Fighter et tetris.

La plupart des épisodes de la série reprennent le schéma ultra classique « donjon/clé/boss », avec un scénario à base de sauvetage de princesse et un background tutoyant l’univers heroic fantasy classique (avec quelques petits ajouts typiquement japonais, convenons-en). Majora’s Mask, spin-off de l’excellentissime Ocarina of Time, casse tout cela sur plusieurs points.

  • Il constitue une suite directe à OoT, avec le même Link (les autres épisodes présentent un Link différent, dans le même univers, mais à des époques passées ou futures).
  • La structure du jeu y est altérée, puisqu’au lieu de nous fournir une exploration continue sur plusieurs heures, l’univers et toutes les actions que l’on peut y faire se « reset » toutes les heures de jeu, conférant au gameplay un rythme très particulier.
  • La direction artistique y prend une tournure qui s’éloigne de la mythologie classique de la série, plus exotique, plus animiste, et surtout bien plus sombre, avec un petit côté très Tim Burton.

Et ça fonctionne à merveille. Le système de remise à zéro de l’univers s’avère aussi contraignant que novateur et frais à jouer. Les références à Ocarina of Time y sont intelligentes et correctement exploitées. Le design continue, encore aujourd’hui (12 ans après sa sortie), à inspirer les dessinateurs amateurs. Preuve en images.

C’est donc l’histoire d’un masque, un du genre qui fait peur, qui a un air bizarre et renferme l’esprit d’un démon. 900*1278 pixels.

Le masque change de propriétaire pour terminer dans les maisn de SkullKid, un genre de lutin doté d’un sens de l’humour très personnel. 851*1000 pixels.

Mine de rien, Skullkid est un des antagonistes de JV des plus réussis (amha). Vraiment vilain avec une puissance magique colossale, l’air nonchalant et barré, pas si manichéen que ce qu’il en parait au début de l’aventure. 724*1266 pixels.

Skullkid, pour des raisons variées, décide de faire chier le monde en écrasant la lune dessus. c’est ce qui se produit à la fin de la nuit du troisième jour, instant pendant lequel Link est de nouveau transporté dans le temps, trois jours plus tôt. 900*1853 pixels.

Link arrive donc dans ce monde par hasard, et revis sans cesse ces trois journées. A chaque cycle, tout l’univers oublie ce petit garçon qui passe son temps à courir, se munir d’objets divers et les réutiliser à chaque itération d’une manière différente. 800*1130 pixels.

Sous l’influence de Skullkid tout d’abord puis de son propre chef, Link se métamorphose via des masques. Après une cinématique plutôt angoissante, il se réveille sous les traits de nouveaux personnages aux capacités diverses. 900*978 pixels.

La peste Mojo est la première forme sous laquelle on contrôle Link. C’est aussi une des plus réussies, avec son air triste et sa grande faiblesse physique. Les chiens vous attaquent à vue, les gens vous ignorent, la moindre flamme vous tue… 900*1269 pixels.

La première partie de Majora’s mask, son premier cycle donne le ton : le jeu vous fait passer du héros de Ocarina of Time à un personnage ridiculement faible et mal-aimé. 900*720 pixels.

Deuxième itération de Link, le masque de Goron transforme le blondinet en montagne de muscles et de cailloux. Cette forme est lente et puissante, et permet de manier des objets qui le sont tout autant. 794*497 pixels.

La transformation en Goron donne également accès à leur culture tribale bien plus intéressante que ce qu’on en croirait à première vue. Et pis bon, défoncer tout à gros coup de poing reste amusant. 1024*762 pixels.

Troisième transformation : les Zora, peuple aquatique. Clairement la forme qui offre le plus de possibilités, notamment dans les passages aquatiques, mais aussi sur la terre ferme. Les Zoras se révèlent effectivement être de redoutables bretteurs, au style vif et incisif, possèdent de base des attaques à distance très précises, et manipulent la foudre nativement. 900*1434 pixels.

Comme si le Link Zora n’était pas suffisamment badass, il est en plus la réincarnation d’un guitariste Zora tatoué (à gauche sur l’image) qui dépareillerait pas au milieu des Red Hot Chili Peppers (spoiler : et en plus il se tape la chanteuse. Véridique). 900*563 pixels.

La Lune avec son visage défiguré tient une place importante dans l’esthétique sombre du jeu. C’est pourquoi l’image ci-dessus m’a toujours fait marrer. 457*343 pixels.

Et comme d’hab, des vrais fonds d’écrans pour terminer.

1024*640 pixels.

1280*1024 pixels.

1280*1024 pixels. 

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Publié le 19 mars 2012, dans Archives (Anciens articles), et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. 9 Commentaires.

  1. Efranis Daclonepe

    Clair que Majora’s Mask était flippant, rien que le début, en même pas cinq minutes Link se fait pourrir tout ce qui compose sa personnalité habituelle : plus de cheval, plus d’épée, plus de cheveux blonds, plus d’acceuil chaleureux. Le seul mec qui te traite un tantinet bien c’est le vendeur de masque et c’est tout. Me souviens d’ailleurs que le peu que j’y ai joué chez le cousin je l’avais moyen aimé de mon regard de jeune morveux con; trop différent avec son mecanisme façon Un jour sans fin. Ce qu’on supporte mal l’exotisme quand on est jeune.

    • C’est vrai que y rejouer maintenant via émulateur, avec les sauvegardes que ce genre de logiciel permet, réglerait le problème des cycles qui se répètent et des looooongues sessions de jeu inévitables. En tous cas, l’univers est juste dément.

  2. Moi ça me donnerait presque envie d’y jouer… Combien d’heures de jeux pour le boucler ?

  3. Comme un zelda, une bonne quarantaine à vue de nez… le problème c’est pas tant la durée totale, c’est que pour y jouer faut bloquer trois d’affilée (vu qu’on peut pas sauvegarder au milieu d’un cycle) et donc se taper des énormes donjons d’un seul coup. Pas vraiment compatible avec mon rythme de vie actuel.

    Avec shenmue, c’est un des jeux que je me réserve pour ma retraite. véridique aussi.

  4. Sans déconner ? C’est des timbrés les gars qui ont fait le jeu ? Du coup pour moi ce sera … FOLD ! Je le ferai peut être avec toi dans 40 ans alors ;-)

  5. Efranis Daclonepe

    C’était pas dans le Zelda là qu’on pouvait avoir un masque de fée qui faisait passer Link pour une espéce de drag queen éhonté avec une magnifique criniére dont la couleur oscillait entre le bordeaux et le mauve ?

    • Carrément, à l’époque les fées de zelda étaient des espèces de drag queen géantes aux seins pointus avec un rire affreusement niais de grosses pouffes. comme quoi le design de zelda des fois.

  6. Nood : En fait on a une sauvegarde « permanente » (au reset de chaque jour) et une sauvegarde « temporaire » (qui s’efface quand tu recharges la partie mais peut etre faite n’importe quand, il suffit d’aller voir une statue de hibou)

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