Original Soundtrack : Jet Set Radio

Jet Set Radio est un jeu tout à fait symptomatique de la DreamCast dans le sens où il s’est très mal vendu malgré des critiques positives ; et à l’instar d’un Shenmue, il a acquis une renommée d’estime post-mortem, de par son gameplay sympatoche et aussi pour être le premier grand jeu à user du cell-shading.

Comme le montre l’image ci-dessus, on y incarne un djeunz tout à fait rebelle en roller et dont le passe-temps favori est de tagger les murs : le jeu a d’ailleurs été censuré pour ça dans plusieurs états américains… Votre gang à vous, c’est les gentils taggers. Les autres gangs sont moins bon enfant, tout comme les forces de l’ordre menées par un hystérique de première (sur le dos duquel il faudra tagger votre blaze, et oué !) et c’est donc à coup de bombe de peintures et de grinds sauvages que vous allez conquérir la ville. Tout le jeu se passe ainsi à Tokyo-To, ersatz de Tokyo où l’on a le droit d’envoyer des avions de combats pour arrêter cinq gamins en roller et où toutes les personnes de moins de 18 ans dansent continuellement le break et terminent toutes le phrases par « mec » ou « vas-y ».

Comme la Seine St Denis, mais en plus coloré.

Pour le gameplay, imaginez un Tony Hawk en roller avec moins de figures et la possibilité, devant certains lieux précis, de faire une manip à la manette pour tagger les murs. Tout ça en collant de la peinture à la tronche des malotrus qui vous poursuivent et en esquivant les roquettes qu’on vous tire dessus. Côté graphismes, c’est coloré, ça bouge vachement bien, le design vachement conceptuel s’accordant gentiment avec le reste du jeu. Et pis c’était la première fois qu’on voyait du cell-shading, cette technique de textures, d’ombrages et de sur-lignages des contours qui rend terriblement bien : vous imaginez les décrochements de machoires à l’époque (c’était l’an 2000, j’étais jeune, fou, insouciant et ignorant de l’apocalypse de décembre prochain).

Côté musique, là encore, c’est très coloré. En fait le jeu rassemble tout ce que la culture street a produit comme musiques urbaines et mixe tout ça ensemble. Le tout vous est balancé ingame par le Professor K, capitaine et DJ de la station de radio pirate : la Jet Set Radio (playlist youtube ici). Y a bien sûr du hip hop, de l’electro, du rock, et mélange de tout ça avec de la J-Pop, c’est devient vite n’imp et c’est tant mieux comme ça. Morceaux choisis.

Vas-y Professor K, fais péter les watts, mec.

On commence tranquillement avec un petit skate rock comme on l’aime… ‘Bout the City, par un illustre groupe japonais (j’imagine.)

On enchaine avec de l’espèce d’électro, du genre de celle qu’on ne peut vraiment apprécier que sous ectasy ou en jouant à Jet set Radio. Shape Da Future, par un monsieur japonais dont j’éviterai d’écorcher le nom.

Et on termine par un morceau vraiment sympathique, celui-là même qu’on entend dans les premières minutes de jeu alors que le Professor K nous fais le topo sur la situation à Tokyo-To. Un vrai morceau qui met la patate, avec un style impec d’un bout à l’autre. Funky Radio, par d’autres japonais au noms imprononçables dont je vous fais grâce.

Quoiqu’il en soit, Jet Set Radio est resté cantonné à la DreamCast et il va falloir ramer pour y jouer hors émulateur… Sa suite, Jet Set Radio Future, est compatible Xbox et Xbox 360… Avis aux amateurs.

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Publié le 8 février 2012, dans Archives (Anciens articles), et tagué , . Bookmarquez ce permalien. 5 Commentaires.

  1. Efranis Daclonepe

    Faut-il considérer que ce jeu est l’arriére grand pére visuel de Borderlands ? Question existantielle quand tu nous tiens ….

  2. Comme toutes les techniques graphiques apparues lors du passage à la génération de console 64-128 bit (exemple : le bump mapping, le HDR et toutes ce genre de conneries), elle a été ensuite reprise par d’autres jeux. Le cel shading a la particularité d’être juste très visible, par rapport à d’autres petites features graphiques, de là à y voir un lien de filiation… Sinon en Cell Shading et un peu plus proche de Jet Set Radio, y a Viewtiful Joe, Zelda the Wind Waker, etc.

  3. C’est spécial quand même le Cell Shading… Après on aime ou on aime pas… De mon coté je ne dirais pas que je suis réfractaire mais en tout cas c’est pas mon « style » préféré.

    • il est clair que c’est un parti-pris graphique assez marqué et donc qui peut facilement déplaire. Mais n’oublie pas le vieux proverbe chinois : « mieux vaut un cell shading correct qu’un photo-réaliste bof-bof ».

  4. Boney Gumbo Smith

    Argh souvenirs souvenirs ! Je me souviens des nuits interminables passées à mettre de la couleur dans les rues de Tokyo-to. Battles contre les Poison Jams et les Love Shockers pour le contrôle de Shibuya-cho alors que résonnent les sirènes de ces messsieurs de la police….trop lents !

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