Osmos, propulsion à réaction et combats cellulaires sur fond de musique new age

Récemment je me baladais sur l’Android Market à la recherche d’une alternative à Angry Birds, capable de m’occuper lorsque je suis sur le trône en pause du midi. Et je tombe sur la démo d’Osmos, autre petit jeu indépendant qui traîne dans ma bibliothèque de Steam, sur PC donc. Ni une ni deux, en rentrant le soir, je re-télécharge les 37 Mo du jeu et m’y replonge pour une petite session d’une heure : l’occasion pour moi de vous en causer un peu.

Osmos est à un jeu vidéo plus classique ce que le trip hop est à la musique ; quelque chose de posé, relativement stylé et d’une simplicité qui le rend très agréable à pratiquer. On y incarne une petite cellule bleue et sphérique, capable de  se déplacer en éjectant un peu de matière  à travers un espace de jeu en 2 dimensions ; la prise en main se faisant uniquement à la souris, tout ceci s’avère extrêmement aisé à comprendre et à jouer. Alors voilà, on clique dans une direction, la petite sphère bleue que l’on contrôle expulse des petites vésicules et s’en retrouve propulsée dans la direction opposée, rebondissant éventuellement sur l’une des limites du niveau.

Très rapidement, ces niveaux de jeu se peuplent d’une foule de petites sphères translucides comparables à celle que l’on contrôle, dont la couleur varie d’un rouge menaçant pour les plus grosses à un bleu violet pour les plus petites. Touchez un ennemi plus gros que vous il vous aspirera, vous menant à un écran indiquant « fin de l’existence ». Touchez une de ces sphères plus petites que vous et c’est vous qui l’absorberez, augmentant votre taille et devenant ainsi plus dangereux pour les sphères restantes. Chaque petite expulsion de matière qui vous fait bouger réduit votre taille et vous rend donc vulnérable, ce qui oblige à un savant calcul entre mouvement et absorption d’autres petites bulles.

allez hop, un peu de gameplay.

Et voilà le principe du jeu. il y a une bonne tripotée de niveaux, dont la difficulté varie du très simple à l’arrachage de cheveux, avec des petites modifications de gameplay : certains stages vous demanderont de trouver votre chemin parmi des sphères gigantesques et de grandir jusqu’à devenir immense comme l’aire de jeu, d’autres se passent en orbite autour d’attracteurs qui feront dessiner à votre avatar de belles ellipses de révolution, d’autres encore vous opposeront à des ovariums (qui sont les seuls ennemis « conscients » et délibérément mobiles que vous rencontrerez) et pour finir, vous devrez éviter certaines sphères d’antimatière avec lesquelles le moindre contact est fatal… Ajoutez  cela la possibilité de bidouiller la vitesse d’écoulement du temps et on obtient un ensemble de mécaniques de gameplay très cohérent et agréable.

Vous êtes la petite boule bleue au milieu : il va falloir vous frayer un chemin parmi les autres vésicules et vous débrouiller pour croitre jusqu’à pouvoir toutes les absorber.

J’avoue avoir apprécié ce jeu pour les nombreuses références scientifiques dont il est pétri. Physique, pour les principes d’action/réaction, d’inertie et de mouvement uniforme rectiligne qui rythment les déplacement ; biologie cellulaire pour le principe de phagocytose et les ovariums ; astrophysique pour les attracteurs des niveaux orbitaux et les sphères d’antimatière. Malgré des graphismes un poil austères, ce petit titre m’a tout de même enchanté à quelques reprises, les niveaux orbitaux ayant une esthétique très réussie. Même chose pour la musique, excellente dans son style, et dont le tempo lent et organique colle très bien à l’ambiance générale.

Ça a l’air de rien comma ça, mais les niveaux avec les ennemis dotés des mêmes capacités de déplacement que vous sont franchement retors. Manger ou être manger, tout ça.

A vous de voir si vous voulez vous payer Osmos, disponible à petit prix pour PC, Mac et Linux sur le site des développeurs (10 $), via Steam (8.99 €), sur l’App Store (7.99€) pour Iphone/Ipad ou encore sur l’Android Market (3.99 €) pour smartphones et tablettes Android. Sachez que chacun de ces supports (sauf l’App Store) proposent une démo gratuite (profitons-en) et que le jeu se prête très bien à la maniabilité sur écran tactile de smartphone. Sachez encore que malgré sa brièveté (symptomatique des jeux indés), Osmos vous occupera largement quelques heures étant donné la difficulté de certains des derniers niveaux. Pour ma part, je reviens assez souvent à ce petit jeu, sur les toilettes ou devant mon PC, pour profiter le temps d’une courte partie de son principe sympathique et des musiques calmes qui l’accompagnent.

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Publié le 30 janvier 2012, dans Archives (Anciens articles), et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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