Gratuitous Space Battles (non, c’est pas un free to play)

Gratuitous Space Battles (GSB, dans le reste de cet article) est ce que j’appellerai un jeu typiquement indépendant : principe et graphismes simples mais pas simplistes, et d’une profondeur insoupçonnée. Bien que ce soit un jeu de stratégie militaire, ici, pas de scénario bidon ni de gestion de ressources alacon : que des vaisseaux mères énormes qui se mettent sur la tronche avec rayons-laser-de-la-mort et roquettes à têtes multiples sur fond de nébuleuses planétaires et de carcasses métalliques qui brûlent sans bruit en dérivant dans l’espace. Et croyez-moi, les batailles spatiales gratuites, ça détend.

EN FAIT C’EST L’HISTOIRE D’UNE JOURNÉE DE TRAVAIL PLUVIEUSE

Jeu découvert un peu au hasard dans un pack de jeu indés sur steam, j’avoue l’avoir acheté à une réduction flirtant avec les 90%… Journée de travail à la maison : au petit matin, je lance le jeu et du fait des combats où l’on est extrêmement passif (on appuie sur Fight et on observe nos vaisseaux se prendre la branlée ou arracher une glorieuse victoire, c’est selon), j’y joue toute la journée, sans m’en rendre compte, en travaillant en même temps.

Entre deux cours à préparer, j’arrange donc la formation de mes croiseurs interstellaires sur la douzaine de missions proposées, affinant de temps en temps l’équipement des différents vaisseaux au rythme des pièces détachées que je débloque. Ma vie numérique de conquérant de la galaxie suit son petit bonhomme de chemin, à coup de trois minutes de préparation pour dix minutes de combat auxquels on assiste en temps que spectateur. Pour le coup, les graphismes 2D sont pas dégueu, avec des sprites bien détaillés, des arrières-plans bien dans le style « space art » et des explosions bien foutues. On peut pas en dire autant du son, composé d’une musique type « militaire-poils-aux-aisselles » très vite gonflante. Du coup, on coupe la bande sonore que l’on remplace par une playlist bien plus adaptée à des combats spatiaux (l’intégrale des Red Hot Chili Peppers, par exemple).

Ce trailer qui date d’avant la sortie du jeu mais contient un peu de chaque phase du titre (préparation + combat).

Plusieurs heures de travail se passent, entrecoupées de la conquête de la galaxie, tant et si bien qu’à la fin de la journée, bah le compteur de Steam affiche gentiment douze heures de jeu. Oué, GSB est un jeu minimaliste par bien des aspects, ne serait-ce que par son principe, le fait qu’on ne contrôle pas directement ses vaisseaux, mais il n’en est pas moins diablement bien foutu et surtout très très addictif. Le jeu nous pousse sans peine à atteindre une efficacité maximale dans la formation/stratégie/armement des vaisseaux et on se surprend bien vite à naviguer dans les menus (austères, mais accompagnés de descriptions à l’humour bien con) pour préparer une armée de vaisseaux patibulaires qui feront ze ultimate fight. La difficulté est tout juste bien dosée pour un jeu de stratégie (qui pour le coup se rapproche plus d’un casse-tête qu’autre chose) car les challenges y sont difficiles et stimulants.

C’est sur ce genre d’écran qu’il faut aimer zoner si vous voulez apprécier le jeu… mais le tout, avec ces pointes d’humour absurdes finement cachées et ses statistiques ultra-complètes, est beaucoup plus engageant qu’à première vue.

BREF, J’AI JOUÉ À GSB (ET J’AI BIEN AIMÉ)

Conclusion: un bon petit jeu sorti de nulle part qui m’a détendu et qui mérite qu’on s’y attarde par une journée pluvieuse, ou plus pour les accros. Attendez les soldes sur Steam quand même, parce que ça ne vaut pas non plus les vingt euros auxquels il est vendu mais à moitié prix, on hésite pas. De même que pour Beat Hazard, les développeurs ont eu le mauvais goût de sortir ensuite des DLC dont l’intérêt m’a paru discutable pour le joueur lambda que je suis. Mais si vous êtes fan du genre ou que vous trouvez le jeu de base un peu court (ce qu’il est, ne nous voilons pas non plus la face), il n’y a pas de raison de se priver. Le jeu est disponible sur PC et Mac via Steam, via le site des développeurs et il y a même une petite démo gratuite qui traine (en cherchant bien).

Plusieurs types de flottes sont disponibles, chacune avec ces petites spécificités… mais comme les capacités de vos vaisseaux sont largement plus affectées par l’équipement que vous leur accrocherez, toutes se valent plus ou moins.

Les petites astuces de NøøD pour apprécier ce jeu à sa juste valeur :

  • Coupez le son, sans rire, l’ambiance musicale de ce truc est gonflante au possible. Coupez aussi les effets sonores (qui ne sont qu’une suite de trois bruits d’explosion répétés en boucle). A la place, écoutez du rock et buvez de la bière.
  • Ensuite, soit vous êtes passionné par les vaisseaux spatiaux qui explosent et vous regarderez tous les combats en vitesse réelle : comptez 20 minutes pour les plus longs, 20 minutes pendant lesquelles vous ne ferez rien à part fixer anxieusement le compteur de victoires.
  • Soit vous êtes quelqu’un de normal et au bout du troisième combat, vous vous direz sûrement que pendant que vos soldats manœuvrent des vaisseaux spatiaux, vous pouvez bien aller pourrir le mur Facebook de votre cousin ou faire un tour sur RNG. Et vous n’avez pas tort. Veillez juste bien à jouer en mode fenêtré, à décocher quelques options (du genre de celle qui met le jeu en pause quand le jeu n’est pas la fenêtre active), et à accélérer les combats (jusqu’à vitesse x4).
  • Enfin, et même si chaque mission a des conditions différentes (ennemis, événements) et que je suis loin d’avoir fait le tour du jeu, je vais vous exposer les grandes lignes de la flotte qui m’a permis d’atomiser gentiment le reste des espèces intelligentes de la galaxie. Frégates légères et chasseurs sont absolument inutiles : privilégiez les croiseurs lourds, la moitié avec des missiles et l’autre avec des rayons laser. Dans les options de stratégie de chaque vaisseau, réglez-les sur cooperative et vulture, ainsi toute votre flotte s’en prendra (courageusement) toujours collectivement au plus mal en point des vaisseaux d’en face.
  • Savourez ensuite votre victoire en lançant un grand rire démoniaque.
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Publié le 29 janvier 2012, dans Archives (Anciens articles), et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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