Original Soundtrack : Tony Hawk’s Skateboarding

Si comme moi vous avez eu quinze ans en l’an 2000 (ou à peu près), il y a de fortes chances pour que vous ayez rigolé comme des cons devant les épisodes de Jackass, écouté du gros rock et lorgné sur une planche à roulettes. Sorti au milieu de ce terreau fertile, Tony Hawk’s Skateboarding a bien profité de ce renouveau du skateboard (et a très probablement joué dans ce retour sur le devant de la scène de ce sport en perte de vitesse dans la décennie précédente). A l’époque, c’était le jeu à la mode, qui était encore imparfait (au vu des épisodes suivants de la série) mais possédait la fraîcheur de la nouveauté qu’il apportait. Une des grandes forces de ce titre (en plus de proposer une maniabilité novatrice et des graphismes très corrects) est d’avoir su concilier d’une part le côté compétitif de ce sport et la course au scoring avec d’autre part l’aspect plus culturel et branché qui accompagne le petit monde du skateboard.

Quoiqu’il en soit, en plus de proposer une expérience ludique agréable et innovante, THS premier du nom possédait également une bande-son très accrocheuse.

On démarre gentiment avec le petit beat tranquille qui accompagne les menus. Un morceau instrumental, à la fois planant et énergique : je ne m’en lasse pas.

On enchaine ensuite avec les morceaux qui rythment les sessions de jeu, qui, à l’époque, sont encore limitées à 120 secondes. Du coup, les morceaux sont à l’images des runs : rapides, denses et rythmés.

The Ernies – Here & Now

Morceau de rock décérébré avec un ou deux riffs répétés en boucle, un débit de paroles rapide pendant les couplets et un slogan chanté juste comme il faut pendant les refrains. L’ensemble s’avère être un bon compromis entre énergie du rock et mélodie simple mais efficace, et culmine autour de la troisième minute du morceau sur un break très efficace et une conclusion à fond la caisse.

Goldfinger – Superman

On continue avec ce morceau aux influences que je qualifierais de multiples : punk et ska notamment. Petit accords clairs et mélodiques soutenus par une partie rythmique efficace lors des refrains, sections de cuivres qui accentuent les paroles, basse sautillante : tout y est pour les fans de punk rock à la Offspring que nous étions.

Primus – Jerry Was A Race Car Driver

Troisième et dernier morceau de cette sélection, Jerry (nom raccourci) est une chanson étrange et dissonante, ou les riffs de guitare sont dérangeants, où la voix au mieux comique, au pire bien chelou. Le tout s’enchaîne sur un break saturé et rythmique puis sur un solo de guitare nasillard… Il en résulte un morceau de rock alternatif difficile d’écoute mais qui finit par rester en tête et s’accorde bien avec l’esthétique globale du jeu.

Les épisodes suivants de la série, s’ils bénéficient d’une bande-son toute aussi soignée, n’auront plus cet aspect « compilation rock underground des années 90 » qui donne à ce premier opus une saveur toute particulière.

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Publié le 11 janvier 2012, dans Archives (Anciens articles), et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

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