GAME EXPERIENCE : Fallout New Vegas (PC)

[màj : deuxième partie de l’article ici.

Troisième et dernière partie ici.]

Récemment acheté sur Steam, j’attaquais ce jeu avec un a priori important sans pouvoir dire si il était positif ou négatif. Il faut dire que j’avais déjà bourlingué pas mal sur Oblivion (préquelle de Skyrim) sur lequel F:NV est basé (moteur de jeu, gameplay, etc…) mais aussi sur Fallout 3 qui m’avait laissé une forte impression de cul coincé entre deux chaises. L’histoire de la franchise Fallout est elle-même intéressante .

RETOMBEES RADIOACTIVES

Le pip boy approuve cet article.

Développé par Interplay, Fallout 1 & 2 n’ont pas grand chose à voir avec les récents épisodes de la série puisqu’ils sont des RPG à l’ancienne en 2D isométrique. Seuls l’histoire (un scénario pas si mal pensé à base d’holocauste nucléaire, de virus provoquant des mutations et d’abris anti-atomiques plus ou moins louches), le système S.P.E.C.I.A.L. (création des caractéristiques du héros) et le ton résolument cru et mature du jeu (drogues, prostitution, expériences psychosociales et autres joyeusetés) ont été conservés entre les deux premiers épisodes et les opus plus récents.

Bethesda Softworks, qui finance et édite pas mal de jeux (Rage, par exemple) en plus de développer les siens, rachète la licence courant des années 2000 et enchaine Fallout 3 juste après le développement d’Oblivion. Fallout 3 sera ainsi longtemps considéré comme un « Oblivion with guns », et à raison ; les fans des anciens épisodes vont également décrier le manque de profondeur et une certaine aseptisation des propos du jeu. Pas une réussite totale, donc, malgré un succès commercial indéniable : ce troisième épisode surpasse les ventes cumulées de l’ensemble des anciens épisodes (grâce notamment à un marketing bien meilleur et une sortie multi-plateforme).

F:NV sera ensuite développé sur la base du game system de Fallout 3 (même moteur de jeu, notamment) mais par Obsidian Entertainement, studio lui-même fondé par des anciens d’Interplay. C’est donc un pseudo retour au pays de la licence qui revient chez ses développeurs d’antan et beaucoup de fans hardcore de la série se mette à penser que New Vegas sera à Fallout 3 ce que Gandalf le blanc est à Saroumane : ce qu’il aurait du être s’il n’était pas parti en sucette, une version « pareil, mais en mieux« .

PREMIÈRES IMPRESSIONS

C’est moche. Mon Dieu, c’est moche. Le moteur a pris un sacré coup de vieux. Quatre ans et demi séparent Oblivion et New Vegas : c’est largement plus qu’il n’en faut qu’un moteur graphique devienne obsolète. La distance d’affichage, les effets de lumière et l’animation faciale des PNJ sont correctes, mais les textures et les animations des personnages sont d’un autre âge. La technique graphique d’Oblivion qui se disait ouvertement photoréaliste en 2006 peine maintenant bien à faire illusion. De plus, le fait d’avoir un monde ouvert comme c’est le cas dans F:NV oblige à certaines concessions sur le plan technique… il manque notamment certaines animations aux personnages qui se contentent de disparaitre quand il passent une porte, continuent à courir en l’air pendant leur chute et marchent comme s’ils avaient des ustensiles ménagers coincés dans certaines parties obscures de leur anatomie.

New Vegas : ses herbes plates et pixellisées, ses textures vieilles de 4 ans, ses éléments de décors qui apparaissent et disparaissent au loin et ses animations de marche digne du pire des concours de moonwalk.

Au niveau du design, en revanche, les amateurs de post-apocalyptique et d’art deco (moi, par exemple) vont être servi. Le scénario reprend l’idée affreusement courante de la guerre nucléaire ayant ravagé la planète mais place le jeu dans une réalité alternative qui aurait divergé de la notre dans les années soixante ; le cadre de l’histoire est le désert du Mojave, traversé par l’Interstate 15, autoroute qui relie Los Angeles à Las Vegas. On traverse donc les terres désolées et brûlées par le soleil californien, croisant des épaves de voitures d’époque en écoutant un bon blues d’époque lui aussi, on explore les ruines des stations service et des drive-in habitées par des scorpions géants. Une ambiance très particulière que j’ai trouvée réussie. l’esthétique des menus, reprenant aussi le Pip boy, petit bonhomme iconique de la série, est également une trouvaille très sympathique.

Pour peu qu’il soit correctement modifié à l’aide de packs graphiques dont l’installation est aussi agréable que le remplissage d’une feuille d’impôts, il est facile de se rendre compte de l’originalité et de la beauté de l’univers. Merci à Bidou et à Framesoup pour ce screen.

Malgré cela, les deux premières heures de jeu sont difficiles : j’y retrouve nombre de points que j’avais exécrés lors de mes parties d’Oblivion, à savoir une maniabilité rigide, des ennemis un peu trop omniscients, et tout simplement un manque de challenge général. Je me fais chier. Le scénario met également pas mal de temps à décoller et donc à proposer une motivation suffisante à aller se faire souffrir en subissant les défauts cités plus hauts. Il s’en est fallu de peu pour que je lâche l’affaire.

Rendez-vous dans quelques temps pour des impressions un peu plus approfondies.

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Publié le 6 novembre 2011, dans Archives (Anciens articles), et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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